Créer son potager en permaculture 1/17

Bienvenue dans cette formation sur la création d’un potager en permaculture ! 

Dans ce premier grand thème, nous aborderons trois modules qui vous aideront à définir votre projet, selon votre contexte et vos objectifs. 😊

Module n° 1 : Un potager en permaculture certes… Mais qui vous ressemble ! 

Démarrer un potager en permaculture, voire un potager tout court, cela peut sembler être un sacré chantier… Surtout lorsqu’on manque d’expérience !

Vous pouvez à ce stade vous demander : « Quelle est la différence entre un potager permacole et un potager plus « conventionnel » ?

La différence majeure entre un potager permacole et un potager conventionnel est l’environnement dans lequel ils évoluent. Dans un potager classique, on va faire pousser des plantes dans une terre que nous aurons préalablement travaillée (aérée, retournée), et si nous rencontrons un problème lors de la culture de nos légumes (survenue de ravageurs ou de maladie), nous chercherons à traiter le problème en intervenant sur nos cultures avec l’aide de produits phytosanitaires.

Dans un potager permacole en revanche, on cherchera à créer un environnement propice à la bonne santé de nos cultures naturellement, sans intervention humaine. En effet, nous allons inviter la biodiversité à s’installer durablement dans notre potager pour qu’il s’autorégule en partie.

On adoptera des stratégies différentes que celles utilisées dans un potager classique pour arriver à notre but : récolter une abondance de fruits et légumes !

Sachez tout d’abord qu’un potager permacole comporte de nombreux points communs avec un potager plus conventionnel : la manière de cultiver est parfois la même. Les deux méthodes peuvent se compléter, c’est pourquoi nous adopterons tout le long de cette formation un positionnement plus pragmatique que dogmatique.

Bien que nous soyons à 100 % convaincus de la pertinence d’un potager permacole, nous sommes conscients que parfois, selon le contexte, tout n’est pas toujours simple et mérite une réflexion. Nous reviendrons là-dessus très bientôt ! En attendant, tentons de définir ce qu’est la permaculture.

La permaculture est plus une philosophie, un mode d’action, qu’un principe figé. La permaculture ne se limite pas au jardinage. Elle peut s’appliquer à tous les systèmes tant qu’on y adopte les valeurs suivantes : le biomimétisme, la contextualisation, la durabilité, l’économie d’énergie, le respect des êtres vivants, la valorisation des déchets, entre autres …

Ainsi, dans votre potager permacole, vous aller concevoir un système possédant les caractéristiques suivantes :

  • S’inspirer de la nature pour le concevoir et le faire vivre
  • Adapté à votre contexte, votre terrain, vos possibilités
  • Durable dans le temps
  • En économisant l’énergie : aussi bien votre énergie en réfléchissant à l’ergonomie, que le travail mécanique et l’utilisation d’intrants
  • Respectueux de l’environnement en invitant la vie à se développer
  • Produisant peu ou aucun déchet : en permaculture, rien ne se jette, tout se transforme ! Toute matière peut être valorisée. Nous y reviendrons.
  • Le plus autonome et résilient possible. Pour l’autonomie, il est évident qu’un potager demande de l’entretien, une présence régulière, beaucoup plus qu’un verger par exemple. Mais les récoltes sont si satisfaisantes, que ce temps vaut la peine d’être prit !

Aucun dogme, seulement des principes généraux appliqués à un contexte !

Il n’existe aucun dogme, aucune loi fondamentale à respecter, seulement des principes généraux qui permettent de gérer au mieux la production.

Ainsi, la permaculture ne signifie pas s’interdire telle ou telle chose, mais plutôt s’autoriser à réfléchir à la pertinence de telle ou telle pratique. On pourrait donner l’exemple des pommes de terre cultivées sur gazon/paille opposées aux pommes de terre butées, binées sur sol nu.

La première technique consiste à jeter des pommes de terre sur le sol, à les recouvrir d’un épais paillis et à arroser quand c’est nécessaire. Il suffit ensuite de soulever le paillis pour récolter les pommes de terre, souvent posées à même le sol. Quel gain de temps et d’énergie !

La deuxième technique consiste, elle, à préparer le sol, planter ses pommes de terre, puis venir les buter, les désherber, etc. La récolte intervient ensuite en creusant dans le sol pour récupérer ses pommes de terre. C’est souvent ainsi que procédaient nos grands-parents !

Laquelle des deux techniques est la plus permacole ?

La première nous direz-vous. Mais alors, nos grands-parents avaient-ils tort ?!

En fait, cela n’est pas si dichotomique. Si nous ne disposons pas de paillage en quantité suffisante, il sera peut-être plus opportun de tenter une culture bêchée où l’on travaille le sol, bien qu’elle soit coûteuse en temps, en énergie et fasse intervenir le travail du sol, plutôt que de se priver de cultiver des pommes de terre.

En permaculture, on s’adapte en essayant de concilier techniques bénéfiques pour la biodiversité et le sol, avec l’impératif de production. Si le jardinier utilisant la méthode de nos grands-parents n’a pas accès à du paillage, nous pouvons dire qu’il a choisi la méthode la plus pertinente par rapport à son contexte.

Il pourra néanmoins réfléchir à une façon de produire du paillage ou trouver une source d’approvisionnement, afin de faire une transition vers une technique plus efficace, moins énergivore et moins chronophage. Si la culture sous paille est réalisée grâce à l’importation de paille provenant d’un champ situé à 200 km du jardin, la méthode “grands-parents” s’avèrera plus permacole… ! Tout est question de contexte ! 😉

Si un fervent défenseur de la permaculture vous critique car vous travaillez votre sol : il a tort ! Le non-travail du sol est effectivement une finalité, mais un principe souvent mis de côté en permaculture est le principe de production : il faut s’assurer une production, et quand vous produirez ce dont vous aurez besoin, vous pourrez améliorer vos pratiques pour les rendre plus écologiques ! Cela dit, les deux objectifs de production et d’écologie peuvent être poursuivis en même temps ! Il faut garder à l’esprit qu’un sol couvert, même légèrement, et non travaillé, est un sol en meilleure santé, nourri, et favorable au développement des organismes et micro-organismes bénéfiques. Travaillez donc le moins possible votre sol et nourrissez-le ! 😀

Par où je commence pour créer mon potager en permaculture ?

Pour créer votre potager permacole, une première étape de réflexion est nécessaire. Nous structurerons cette étape en 3 grandes questions :

  • Quels sont mes objectifs ?
  • De quelle surface je dispose pour cultiver ?
  • De quels formes et aménagements ai-je envie pour mon potager ?

Commençons par vos objectifs. L’une des questions centrales à se poser ici est la suivante : « De quel jardin ai-je envie ? »

Les réponses à cette question sont aussi diverses qu’il existe de jardiniers ! C’est à vous de le définir, selon vos besoins et vos possibilités. Voici néanmoins quelques pistes de réflexion :

Souhaitez-vous un grand jardin productif, pour viser l’autonomie en légumes, cultiver vos plantes médicinales et fruitières ?

Visez-vous plutôt un petit potager d’été, pour avoir de belles tomates du jardin, et pourquoi pas quelques courgettes, courges ou autres légumes estivaux ?

Ou encore, êtes-vous attiré par un potager varié, pour avoir un peu de tout, toute l’année, mais pas forcément en grandes quantités ?

Enfin, pourquoi ne pas miser sur un potager qui soit avant tout joli, avec de nombreuses fleurs et peut-être moins de légumes ? Etc.

Ne négligez pas les fleurs dans votre jardin : en plus d’attirer de nombreux insectes, elles participent énormément au bonheur et à la sérénité du jardinier ! 😊

Une fois le choix de votre type de jardin effectué, vous pourrez vous atteler à la réflexion autour de la surface qu’occupera votre potager, et ce en fonction de deux facteurs :

  • La place dont vous disposez : selon que vous possédiez un balcon, un petit jardin de ville, ou un grand jardin de campagne, vous n’aurez bien sûr pas les mêmes possibilités !
  • Le temps dont vous disposez : si vous avez peu de temps à consacrer à votre projet de jardin, nous vous conseillons vivement de viser petit, afin de ne pas se retrouver noyé sous les tâches à réaliser : le jardinage doit avant tout être une source de plaisir ! Ainsi, si vous avez peu de temps et/ou êtes débutant, vous pouvez commencer par cultiver quelques espèces chaque saison, puis agrandir votre jardin au fur et à mesure que vous prendrez confiance en vous. 10 à 20 m² de culture est un bon début par exemple !

Un bon moyen de se décider et de cerner avec précisions ses objectifs est d’avoir recours à la méthode SMART. Voici un exemple :

  • S pour spécifique et simple : produire nos légumes et une partie de nos fruits
  • M pour mesurable : 80 % de nos légumes et 30 % de nos fruits
  • A pour accepté : nous souhaitons avec ma compagne produire cela, d’un commun accord.
  • R pour réaliste : 80 % de nos légumes et 30 % de nos fruits, est-ce possible ? Oui.
  • T pour délimité dans le temps : dans les 5 ans.

Ce qui donnerait comme objectif : Avec ma compagne, nous avons décidé de produire 80 % de nos légumes et 30 % de nos fruits dans les 5 ans.

Cet objectif paraît réalisable, si l’on s’en donne les moyens. On pourrait également préciser cet objectif : combien de temps par semaine ai-je à consacrer sur ce projet ? Si la réponse est 30 min, on se rend bien compte qu’il va être difficile de produire 80 % de nos légumes ! L’objectif n’est pas réaliste.

Mieux vaut commencer petit, et privilégier des solutions lentes, afin de progresser petit à petit et ne pas se décourager. Vous pourrez réévaluer vos objectifs au fur et mesure : la permaculture, c’est aussi faire des erreurs, ou tout simplement évoluer, et rebondir ou s’améliorer, pour tendre vers le mieux.

Enfin, sachez que pour atteindre l’autonomie en légumes, un potager de 100 mètres carrés (en surface cultivée!) est généralement suffisant pour un foyer de 2 personnes (sans les pommes de terre et les oignons, même si certains y arriveront peut-être !). Cependant, cette surface variera selon les méthodes employées, la fertilité du sol, et le jardinier !

Quand on sait qu’avec de l’expérience, du matériel, et beaucoup de technique, il est possible de produire près de 8 kilos de fruits et légumes au mètre carré par an en moyenne, on comprend qu’il n’est pas nécessaire de cultiver sur 1000 m² pour produire ses légumes.

Cependant, restons réalistes : il est compliqué d’arriver à ce chiffre. Beaucoup de patience, de curiosité et de motivation sont nécessaires pour comprendre son sol, ses cultures, pour réaliser les associations de cultures les plus productives, etc.

Néanmoins, c’est un objectif réalisable, mais cela dépendra de vos méthodes de cultures, de la fertilité de votre sol, de votre disponibilité en eau… Dès qu’un facteur limitant apparaît (fertilité, eau, maladies, ravageurs), la surface minimale augmente inévitablement.

En réalité, il y a un peu deux modèles qui s’opposent pour les potagers :

  • Les modèles extensifs : 2/3 kg de récolte au mètre carré.

Ici, on ne recherchera pas le rendement, mais plutôt le gain de temps et l’autonomie en paillage : en réalisant des couverts végétaux, des faux semis, en ayant recours aux bâches pour occulter et désherber le sol… Le but n’est pas de récolter beaucoup sur une petite surface, mais de récolter sans trop d’entretien…

  • Les modèles intensifs : jusqu’à 8kg de récoltes au mètre carré, mais généralement moins.

Ici, on va rechercher la meilleure productivité au mètre carré ! Grâce aux associations et aux successions de cultures notamment.

Dans un modèle comme celui-ci, on cherche à réaliser un roulement très rapide entre les cultures : quasiment 100% des cultures sont réalisées en plants puis repiquées (gain sur le temps total que va occuper la culture sur le sol car on enlève la période de germination et les premières semaines de vie de la plante), dès qu’une place est libérée, la zone est remise rapidement en culture, on cherche à avoir tout le temps une plante qui pousse sur chaque zone de culture.

La fertilité est souvent gérée avec des apports de compost réguliers (il est plus simple que le paillage pour serrer les légumes !). Ce modèle est passionnant, car il permet d’être autonome en légume sur de petites surfaces.
La contrepartie est qu’il prend plus de temps que le modèle extensif.

Parmi les personnes qui ont réussi à démontrer que ce modèle était possible, nous avons la ferme du Bec Hellouin, Jean Martin Fortier, Joseph Chauffrey (n’hésitez pas à cliquer sur le lien et visionner cette vidéo, Joseph produit 400 kg sur 35 m² de potager et 15 m² de verger !), mais bien avant : les maraîchers de Paris, il y a deux siècles !

N’oubliez pas ce détail important : la mise en place du potager prend beaucoup de temps au début, et ce temps diminue fortement les années suivantes.

Enfin, n’hésitez pas à lister vos ressources, notamment pour ce qui touche au jardin : ai-je de l’eau ? Si non, comment en avoir, comment la stocker ? Ai-je accès à une source d’approvisionnement en matière organique (paillage, compost) ? Si non, ai-je de la place pour la produire ? Ou pourrais-je en trouver ? (cette question sera traitée dans un des modules) Tout cela est important pour bien cerner son projet et savoir s’il est réalisable.

Quand vous aurez déterminé vos objectifs et votre surface de culture disponible, vous pourrez réaliser un petit plan. Pour cela, observation, papier et stylo sont de mise !

Ce plan vous aidera à organiser vos surfaces de culture et vous permettra de prendre plaisir à imaginer ce à quoi pourra ressembler votre potager. Voici quelques exemples de types de jardins, qui peuvent tout à fait se compléter si vous le souhaitez !

• Un jardin bien rangé, avec des planches de cultures droites et bien formées. Sur la photo ci-dessous, il s’agit de notre potager principal sur notre ancien site. Nous avons, depuis cette photo, agrandi la serre et changé l’orientation des planches extérieures.

Il faut dire que le potager aux planches de cultures droites est le plus simple à mettre en place ! Il peut plaire à ceux qui aiment l’ordre et/ou qui cherchent la simplicité 😊. Les potagers droits sont en effet plus simples pour certaines raisons, comme notamment l’installation d’un système d’arrosage en goutte-à-goutte.

Cela peut sembler aller à contre-courant des manuels de permaculture qui conseillent de s’inspirer des formes naturelles. En réalité il n’en est rien : on peut tout à fait avoir un terrain aux formes naturelles, et un potager bien rangé ! Pour avoir pu tester les deux méthodes, le potager bien rangé nous a semblé beaucoup plus pratique. Néanmoins, il appartient à chacun de faire ce choix.

  • Un jardin aux formes arrondies : sur la photo ci-dessous, nous avons entouré la véranda avec des planches de culture. Ces zones proches de la maison sont abritées du vent et profitent de la chaleur accumulée par les murs. Nous y mettons souvent des patates douces ou des tomates cerises, qui n’ont plus qu’à être picorées en passant devant la maison : un pur bonheur !

Photo : Incroyables comestibles

  • Un jardin en îlots, avec de petites zones de productions placées un peu partout sur le terrain. Sur la photo ci-dessous (2015), nous avons créé un jardin médicinal proche de la maison : de beaux îlots, dont les bordures ont été faites en ardoises de récupération ! Les ardoises, bien enterrées, empêchent la prolifération de l’herbe dans les îlots. Joli et efficace !

Une autre partie de notre ancien site : bordures en ardoises et aromatiques.

    • Des jardins en trou de serrure, si vous avez de la motivation et que vous souhaitez jardiner de façon plus ergonomique. Nous avons écrit un article à ce sujet, que vous pouvez consulter en cliquant ici 😊

    Cette liste est bien sûr non exhaustive ! Les types d’agencement sont nombreux. Laissez s’exprimer votre créativité !

    Néanmoins, n’oubliez pas de réfléchir à la place que pourrait tenir votre potager dans votre terrain : proche de la maison, le potager serait plus souvent visité ; des herbes aromatiques cultivées sous les fenêtres de la cuisine seraient plus souvent utilisées, etc.

    Tout cela est important pour façonner un potager à votre image, adapté à vos habitudes de vie et au sens que vous souhaitez lui donner ! 😀 Nous en reparlerons dans le prochain module.

     

    Alors, de quoi à l’air le potager de vos rêves, à votre image ? N’hésitez pas à nous l’exprimer en commentaire ! 😀

87 Commentaires

  1. Bonsoir Guillaume
    Un grand merci pour ce premier module.
    Je plante quelques légumes d’été depuis plusieurs années dans un petit bout de terrain prêté par un gentil voisin et cette année j’ai décidé de voir les choses en plus grand et surtout de gagner en autonomie.
    La période de confinement m’a largement confortée dans ce choix et m’a permis de faire un grand nombre de semis.
    J’espère apprendre pleins de nouvelles choses grâce à cette formation et atteindre en partie les objectifs que je me suis fixés.
    A très vite pour la suite qui s’annonce passionnante et riche d’informations.
    Encore un grand merci

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    • Bonsoir Laeticia,

      Merci pour ce message, vous avez bien raison de vouloir gagner en autonomie. Quand on voit les scandales alimentaires et autres, ca donne envie de reprendre le contrôle sur notre assiette.
      Content que le confinement vous ai permit d’aller plus loin, c’est une mauvaise période dont nous ressortirons tous plus forts je l’espère.
      Bienvenue à vous en tout cas et à demain matin 😀

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  2. Merci Guillaume, et c’est parti pour la découverte ! Voici un bon début, hâte de voir la suite !

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  3. Bonsoir,
    De notre côté, nous avons créé 3 carrés, 28m2, 36m2 et 9m2. Planté majoritairement de légumes (dont oignons & échalotes sur mini-butes & PDT en méthode traditionnelle)
    La méthode SMART est intéressante. Nous ne nous sommes jamais posé la question du temps, ni du quoi & comment, à tort ou à raison. Chaque année, nous sortons la boîte à graines et nous nous demandons ce que nous allons faire.
    En dehors de savoir que nous voulons produire des légumes et des fruits, nous ne savons pas trop comment nous y prendre. Nous semons en godet vu que le froid est présent assez longtemps en début d’année. Et nous conservons les godets dans la maison.
    Il y a aussi des groseilliers, des cassissiers et des cerisiers qui profitent bien plus aux oiseaux qu’à nous. Et une vigne qui se fait coloniser par les frelons et les guêpes dès que les fruits sont mûrs. Sinon, nous avons planté des fruitiers, pommiers, poiriers, abricotiers (de gros problèmes sur les abricotiers…) et d’autres essences.
    Nous avions planté des choux fourragers l’année dernière. Tout comme certaines de nos salades, ce sont les campagnols qui les ont dévasté.
    Être autonome est un bon objectif, pouvoir produire des légumes et des légumes aussi bien pour la belle saison que pour la saison froide. Nous restera à nous organiser différemment pour trouver plus de temps à consacrer au potager.
    Nous allons noté cela sur notre feuille de route, c’est déjà un bon début 🙂
    Merci pour ce premier volet !

    Réponse
    • Bonjour Christian,

      Merci pour ce témoignage 😀

      Réponse
  4. Je peux enfin commencer la formation. Hâte de voir la suite.
    Déjà une bonne interrogation sur la surface par rapport à mes objectifs qui risque d’être trop petite

    Réponse
    • Quand on voit l’exemple de Joseph Chauffrey, on se rend compte qu’on peut produire énormement meme sur de petites surfaces ! Quelle est la taille de votre jardin ? 🙂

      Réponse
  5. Moi j’ai apprécié de lire mais j’ai déjà des soucis… le terrain où je peux installer le potager est chez ma mère il fait environ 3m x 6m mais la terre est argileuse et pleine de racines… je n’ai pas les outils pour l’aplanir, l’alleger et l’ameublir. J’ai choisi de planter dans des pots et tables de culture mais est ce le bon choix??

    Réponse
  6. Bonjour,
    ce module m’a permis de compléter mes premières connaissances. j’ai débuté l’année dernière, mais cette année j’ai eu plus de temps pour mettre en place mes différentes surfaces de potager. j’ai environ 80 m2 sur 3 parcelles. je vais en ouvrir une autre qui fera 3m2.
    je voudrais arriver à être récolter assez de légumes variés pour deux personnes,toute l’année. le potager permacole est pour moi le vrai défi. ce module m’a apporté quelques points de précisions notamment sur les points d’eau,le paillage (qui me manque) et le bâchage que je pratique (mais que j’aimerai à l’avenir ne plus avoir à faire. je ne sais pas si cela est possible ?)

    Réponse
    • Bonjour Dominique, et merci pour ce message !
      C’est un beau projet, et parfaitement réalisable !
      Pour le bachage, oui c’est tout à fait possible de ne pas le faire tout le temps. Mais cela demande un peu plus d’entretien et de vigilance. Cela dit, après quelques années, vous n’aurez plus beaucoup de vivaces problématiques sur les zones de cultures si vous en prenez soin 🙂 dès lors, plus besoin de bâche pour étouffer chiendent et liseron, etc.

      N’hésitez pas à poser vos questions dans les modules suivants, on est là pour ça !

      Belle journée à vous !

      Réponse
  7. bonjour,
    merci pour ce premier module très intéressant.
    j’ai un petit potager et je le fais pour le plaisir d’avoir des légumes l’été. Je souhaiterai pouvoir mieux exploiter ma surface ( que je dois mesurer!) . en dehors de ma tonte je souhaite pailler beaucoup plus! mais je ne sais pas où trouver de la paille. pouvez vous m’aider?

    Réponse
  8. Super on apprend énormémént tout en rêvent d’un magnifique jardin productif ,dommage que je n’ai pas u le réflexe de lire cela avant mais comme il est dit , il n’est jamais trop tard .MERCI !

    Réponse
    • Merci pour ce retour 😀

      Réponse
  9. 1er module intéressant, qui revient sur les bases d’une conception en permaculture. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite ! C’est parti !

    Réponse
    • Merci Sarah ! Belle journée à vous et à très bientôt 🙂

      Réponse
  10. Merci pour ce module je viens d’enmenager dans une maison et je voudrais me lancer dans un petit potager d’ete (dans un premier temps) je pense deja avoir repérer l’endroit ideal il ne me reste plus qu’a le nettoyer il est envahi de ronces comme le reste du jardin qui est resté a l’abandon environ 5 ans je degage le terrain petit a petit et j’ai de belle surprises des rosiers qui revivent un pied de sauge enorme des pivoines des iris
    Enfin du boulot quoi…
    Mais pour en revenir au coin potager je pense faire des bandes sur une suface d’environ 20m2
    De combien doit etre la largeur des bandes et de combien doivent elles etre espacees?
    Quel materiau pour les bordures
    Que de questions auquelles que j’espere trouver des reponses dans cette formation
    Bonne journée

    Réponse
    • Bonjour Sophie et merci pour votre message et cette présentation 🙂
      Pour vos planches, la question est justement traitée dans un des modules ! Personnellement j’essaie de faire des planches de culture de 80 cm maximum, pour ne pas être obligé de marcher dessus lors des plantations, et des récoltes. Belle journée à vous et à très bientôt,
      Guillaume

      Réponse
  11. Bonjour à tous c est génial ce que vous faites. J’ai hâte de continuer vos modules. Avec ma femme et notre fille qui est née au mois de juin. Nous voudrions partir sur ce projet de l autonomie alimentaire. Et en même temps donner à notre fille une éducation une connaissance appropriée à cette merveilleuse nature. Nous avons pour le moment 100m2 de potager et environ30m2 de verger. Bonne continuation à tout le monde. Je suis fière d être jardinier débutant et fière de cette communauté.

    Réponse
    • Et merci beaucoup pour ce message ! bien content que ca serve à quelqu’un 😀
      Bravo pour votre initiative concernant l’éducation de votre fille. C’est primordial à mon sens de faire le maximum sur les jeunes générations, et façonner une nouvelle société qui prendrait en compte le respect des êtres vivants…! Ce message me remplit de joie ! Belle soirée à vous et à très bientôt,
      Guillaume

      Réponse
  12. Bonjour, Merci pour cet article et la grande quantité d’informations qui s’y trouve :). Je me suis aussi lancé l’année dernière dans la création d’un jardin en permaculture bio, au début j’étais vraiment perdu et j’ai pas eu de résultats très satisfaisants disons ^^. En fouillant, un peu j’ai pris un guide sur internet pour me parfaire et je commence à voir les premiers résultats cet été, le début de quelque chose de grand 🙂
    Au plaisir d’avoir le meilleur jardin bientôt ^^

    Réponse
  13. bonjour,
    très intéressant, je viens de découvrir ces modules et votre revue, à laquelle je me suis abonnée.
    Je viens d’emménager dans le Gard, j’ai refait le potager là où il était depuis des années, (environ 30 m2) car la terre est très bonne, mais mon problème, c’est la chaleur excessive (terrain en planches avec murets en pierre) et malgré le paillage (foin), certaines plantes ne poussent que très mal. Les salades n’aiment pas les 40° et plus de toutes ces dernières semaines, et poussent mal. Besoin de beaucoup d’arrosage. Je vais donc entreprendre de faire un “keyhole garden” plus à l’ombre, pour y planter tout ce qui supporte mal le plein soleil toute la journée. Mais je vais peut-être trouver des solutions d’ombrage plus loin dans la formation….merci en tout cas pour toutes ces infos

    Réponse
    • Merci pour ce message 🙂 En effet on peut ombrer avec des annuelles type tournesol, maïs , sorgho.. Ou cultiver sous des arbres sous certaines conditions.
      Belle journée à vous,
      Guillaume

      Réponse
    • Bonjour ! En effet les salades en été c’est compliqué ! En cette saison, d’autres plantes résistent mieux que les laitues, comme les épinards de nouvelle zélande, ou la baselle 🙂

      Réponse
  14. Bonjour, j’ai découvert votre revue aujourd’hui en visionnant une vidéo sur l’eau de pluie du jardin d’emerveille et je me suis abonné de suite à votre revue, que j’ai hâte de lire.
    Ayant très souvent des gros problèmes de connexion, je voudrais savoir si il est possible de télécharger votre formation “créer son potager en permaculture” afin de pouvoir la visionner même si ma connexion est défectueuse, ce qui est souvent le cas.
    Etant débutant en jardinage, je vais certainement devoir la relire fréquemment :-)))
    Merci.
    René le débutant

    Réponse
    • Bonjour René et merci pour ce message !
      Malheureusement nous ne l’avons pas en PDF, mais vous pouvez télécharger les pages pour les consulter hors connexion 🙂 Tapez “télécharger page hors connexion + le nom de votre navigateur internet” sur google, vous devriez trouver 🙂
      A très bientôt !
      Guillaume

      Réponse
  15. Bonjour, je me suis mis à la recherche de cuve 1000 l en plastique, des noires de préférences, mais j’ai beaucoup de mal a en trouver d’occasion, on m’en propose des entièrement galvanisé, aussi j’aimerais savoir si elles sont aussi efficaces que les noires quand à la formation d’algues ?
    Ses cuves contenaient soit de l’huile de consommation soit du savon, avec un bon rinçage puis-je les utiliser pour stocker mon eau de pluie sans danger pour mon futur jardin ?
    Merci, pour vos réponses.
    René le débutant.

    Réponse
    • Bonjour 🙂 je pense en effet que c’est pareil ! Vous avez aussi la possibilité d’acheter des transparentes et les peindre en noir ça fait le même effet et c’est moins cher 🙂

      Réponse
    • Le rinçage éliminera les restes : aucun problème

      Réponse
  16. Bonjour Guillaume,
    Je viens de m’abonner à ton excellent magazine. J’ai commencé la permaculture un peu à l’aveuglette il y a 2 ans, en regardant des vidéos sur I’Internet et en lisant à gauche et à droite. Ce premier module de formation répond déjà à plusieurs interrogations et m’aide à corriger mes erreurs de débutante enthousiaste. Entre autres, je déposais mon compost par dessus mon paillis… Et j’ai oublié de mettre des déchets verts par dessus mes troncs d’arbres pourris au fond de mes 4 buttes. Tu vois le genre… Alors je te dis un grand merci, pour tes explications claires, précises, qui anticipent les interrogations des débutants extrêmes. J’ai trop hâte de lire la suite. En passant je suis du Québec, dans les montagnes des Laurentides, au nord de Montréal. C’est tout un défi, mais lors de ce 2ème été de potager permacole, j’ai produit la moitié des légumes que mon chum et moi avons consommé durant l’été, plus des réserves (au congélateur, séché ou en pot Masson). Alors ça fonctionne même ici!!! Encore merci.

    Réponse
    • Merci beaucoup pour ce retour et ce message 🙂

      Réponse
  17. bonjour
    j’ai 63 ans. j’ai débuté un jardin permacole il y a 2 ans, sur un bout de assez petit champ sue lequel avaient vécu mes 2 chèvres et quelques poules et au milieu duquel, il y a le lagunage de notre fosse (ça prend de la place et fait de l’ombre sur une partie du jardin en été quand les roseaux sont hauts). Il y avait beaucoup d’herbes folles bien hautes. J’ai passé la grelinette, dessiné des planches longues (mais pas assez réfléchies, ai perdu de la place), ajouté le BRF du jardin, déposé le compost du jardin, recouvert de la paille bio que mon voisin m’a donnée. Et au printemps suivant, j’ai eu une belle récolte (pas autosuffisante, amis belle) : des salades tous les jours, des blettes, des courgettes, du fenouil, ail, oignon, fraises, poireaux, céleri branche, pas rave (terre pas encore assez meuble), des PdT, des petits pois, haricots, choux de bruxelles, roquette…..un vrai bonheur. Je continue à pailler, à apporter mon compost.

    par contre, pas de tomates, elles ne font pas, alors je ne fais plus.
    je vais créer de nouvelles planches.

    Mais je ne sais pas faire mes semis et ça, ça m’ennuie beaucoup. J’ai laissé monter les plus belles salades, j’ai des graines de courgettes, de little courge, de salades…mis mes semis ne prennent pas. Comment faire ? je n’ai pas de serre et mon mari ne veut pas de semis dans la véranda!!! Besoin d’aide à ce sujet
    Merci

    Réponse
  18. Bonjour,

    J’ai lu au dessus le commentaire sur les cuves de récupération d’eau que René cherchait noires.
    Je ne m’étais jamais posé cette question mais le noir c’est pour quoi ? Pour réchauffer l’eau ? Limiter la formation d’algues dans la cuve ?

    Merci

    Réponse
    • limiter la formation d’algues 😉

      Réponse

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