Créer son potager en permaculture 5/17

Bonjour à tous !

Labourer, bêcher, sarcler, désherber… Toutes ses actions représentent bien du temps et de l’énergie dépensée pour obtenir une terre propice aux cultures… Ces gestes, consistant à travailler le sol, sont rendus inutiles grâce à l’adoption du travail biologique du sol

Mais si le jardinier ne travaille plus le sol, qui le fera ? Retrouvez la réponse à cette question dans le module qui suit 😊 !

Bonne lecture !

 

Module n°5 : le non-travail du sol, ou travail biologique du sol

 

Le travail biologique du sol est une bénédiction pour le jardinier préférant passer du temps à observer les insectes et les plantes plutôt qu’à bêcher ou encore désherber. En effet, il offre la possibilité de cultiver des plantes avec le moins d’entretien possible.

Comment ? Grâce à la présence d’un paillage sur le sol de votre potager

Couvrir le sol par du paillage produit des effets notoires dont le jardinier paresseux pourra s’enorgueillir ! Intéressons-nous à trois paramètres majeurs qui nous guideront dans cette pratique : le désherbage, le travail biologique du sol et l’eau

 

Des besoins en désherbage très réduits

Comment le sol parvient-il à rester si « propre » grâce au paillage ?

C’est en observant la nature sans intervention humaine que l’on trouve l’inspiration applicable à nos potagers !

Dans les forêts de feuillus, le sol est tapi de feuilles mortes. Si vous avez déjà gratté sous cette couche de feuilles, vous êtes sûrement tombé sur l’humus, une matière foncée et légère composée de feuilles compostées. Dans cet humus, aucune plante ne pousse. Pourquoi ? Parce que couvrir le sol empêche la germination des graines !

En effet, en présence d’un paillage (dans les forêts, ce sont les feuilles mortes), plus de 90% des graines d’adventices ne germent pas. Elles restent dans le sol, en dormance, en attendant qu’un événement quelconque vienne mettre le sol à nu : un arbre qui tombe, un coup de bêche…

Adventice : une plante adventice est simplement une plante que l’on ne désire pas à un endroit précis. On peut opposer cette définition à celle de mauvaise herbe, ayant une connotation négative. En effet, les adventices sont pour la plupart comestibles et médicinales. Elles ne sont donc pas mauvaises, mais simplement opportunistes et là où on ne les désire pas ! Pour reconnaître les adventices, l’application «Plantnet» est très utile pour les débutants, même si vous devez recroiser vos sources. Par ailleurs, ne consommez pas de plantes sauvages si vous n’avez pas pu formellement les identifier !

Néanmoins, il faudra bien s’occuper des adventices restantes qui parviendront à germer malgré le paillage…

Certaines adventices annuelles ne posent aucun problème : elles sont faciles à détruire, produisent de la biomasse, favorisent la biodiversité, et ne concurrencent que rarement les cultures potagères.

D’autres adventices vivaces, en revanche, donneront du fil à retordre au jardinier par leur caractère envahissant. Attention donc au liseron, chiendent, potentille notamment qui possèdent des réserves dans leurs racines et ont la faculté de ressortir du paillage. Elles se retrouvent alors seules, sans concurrence avec d’autres adventices, et peuvent envahir totalement la zone ! Vous devrez donc veiller à ce qu’elles disparaissent de vos planches de cultures les premières années. Ainsi, les futures qui oseraient germer et sortir du paillage seront jeunes, leurs racines encore faibles, et vous n’aurez aucun mal à les enlever.

Le pissenlit ressort facilement au travers du paillage. Qu’à cela ne tienne, il suffira de le manger ! 

Cependant, il n’existe aucune obligation à supprimer toutes les adventices. Chaque jardinier aura le loisir de choisir lui-même celles qu’il souhaite laisser : par exemple, certains n’apprécieront pas le mouron, d’autres le mangeront ; certains laisseront s’épanouir les soucis qui sont comestibles et attirent de nombreux insectes, etc. !

Le souci est comestible et médicinal, il colore les salades et a une incidence positive sur le nombre d’auxiliaires au jardin !

Avec le temps, vous constaterez que la nécessité de désherber diminuera, sauf généralement lors de la réalisation de semis directement en pleine terre qui nécessitent l’ouverture d’un sillon, et donc un petit désherbage dû à la germination de graines.

Pour éviter cela, et si vous disposez d’assez de compost, vous pourrez réaliser des semis sur compost pour ne pas avoir à mettre le sol à nu : écartez le paillage, déposez 1 cm de compost, semez directement sur le compost, sans toucher le sol, et déposez 1/2 cm de compost sur la ligne de semis ! Avec cette méthode, il faudra néanmoins veiller à maintenir le compost bien humide : ce dernier a tendance à sécher, ce qui peut être fatal pour les graines en germination. 

Pour conclure sur le désherbage, nous préciserons tout de même que, si votre potager est vraiment petit, vous gagnerez en production si vous contrôlez minutieusement les plantes qui poussent sur vos planches de culture en limitant au maximum les adventices.

Cette observation minutieuse est assez simple à réaliser dans un petit potager, mais si vous dépassez les quelques centaines de mètres carrés de surface cultivée, il devient difficile d’avoir les yeux partout ! Mieux vaut donc une petite surface bien maîtrisée, qu’une grande surface peu productive !

Ci-dessus, une photo d’une de nos planches de culture sous serre. Sur cette planche, Claytone de cuba, moutardes, fenouil, betteraves, chou-rave, et blette produisent tout au long de l’hiver et en début de printemps. Le sol est 100% couvert dès le mois de décembre. Cette couverture vivante va protéger le sol, et fournir du paillage dès les beaux jours : on pourra tailler les légumes devenant trop imposants et s’en servir pour couvrir le sol et semer de nouvelles plantes. Nous avions enchaîné fin mars avec des haricots verts, une seconde série de betterave, et de nombreux radis qui ont couvert le sol le temps que les haricots et les betteraves le couvrent à nouveau… La succession des cultures est importante pour maintenir un bon niveau de production sur une petite surface. 

Le travail du sol par les organismes et microorganismes

Revenons au point soulevé à l’introduction de ce module. Si ce n’est plus le jardinier qui travaille son sol, qui le fera à sa place ?

En fait, dans un sol nourri et paillé, le travail du sol est réalisé par les organismes et les micro-organismes vivants présents dans le sol. D’un travail mécanique du sol, réalisé par le jardinier à l’aide d’un outil, nous arrivons à un travail biologique du sol. Les organismes vivants du sol, en se déplaçant, en se nourrissant, et en faisant leurs besoins, créent une structure aérée, meuble et solide à la fois. Cela est rendu possible en partie grâce à leurs différentes sécrétions, comme les colloïdes qui ont un rôle dans la création du complexe argilo-humique et sur la structure du sol. Les colloïdes sont des sortes de « colles » qui permettent d’agglomérer les particules du sol entre elles et de créer une structure stable. À titre d’exemple, la pectine est un colloïde : elle permet à la gelée de bien se tenir !

Dans un potager sans travail du sol, on chercher à rendre la structuration du sol autonome par sa couverture et l’apport de matière adaptée. Dans un potager avec travail du sol, on travaille le sol à chaque nouvelle saison pour créer une structure artificiellement propice à la culture de nos légumes.

Une partie importante du travail se fait donc tout seul ! Mais il faudra, selon les sols, quelques années avant que cette structure aérée se forme. On pourra alors décompacter légèrement le sol chaque année sans le retourner, à l’aide d’une bêche ou d’une grelinette. Cela est important selon nous, car une bonne partie des problèmes de culture des légumes sont liées à des carences induites par le tassement du sol. 

Les seules interventions du jardinier au potager deviennent alors la plantation et le semis des légumes, l’ajout de paillage, le désherbage, et l’arrosage s’il est nécessaire. Enfin, nous n’oublierons pas de récolter !

Même si ne pas récolter fait aussi partie de la vie d’un potager qui se veut autonome : vous pouvez laisser certaines plantes comme les salades monter en graines afin qu’elles se ressèment un peu partout dans le potager. En effet, en laissant le maximum de légumes monter à graines, beaucoup de légumes prêts à germer vont se retrouver sur le sol du potager.

Avec le temps, les adventices que vous croiserez seront alors en partie des salades, des radis… Qu’il faudra choisir de laisser pousser ou de supprimer si elles vous gênent. Aussi, il restera toujours des herbes sauvages qu’il est important de préserver en les laissant monter à graines tant qu’elles ne sont pas envahissantes !

Les radis se ressèment assez facilement sur les zones de culture, ici entre des carottes et de la Claytone de Cuba.

Des économies d’eau 

Grâce à la présence du paillage, vous allez réaliser des économies d’eau ! En effet, le paillage limite grandement l’évaporation de l’eau dans l’air. Ainsi, les plantes seront moins sensibles au stress hydrique et plus résistantes face aux aléas climatiques. Avec un potager sans travail du sol, vous n’aurez plus besoin de biner pour aérer la terre pour permettre à l’humidité de pénétrer. 

La présence d’un paillage ne vous dispense tout de même pas d’arroser votre potager, notamment si vous évoluez sur un sol ayant une faible rétention en eau ! Sur des sols argileux en revanche, il est possible de cultiver des légumes sans aucune irrigation, mais le paillage doit être présent et abondant 😊 ! Voici une vidéo de la ferme de Cagnolle.

Sur la photo ci-dessus, les plantes sont cultivées sur un sol à nu. Un désherbage minutieux est nécessaire pour qu’aucune adventice ne vienne concurrencer les cultures. Le sol se dessèche plus rapidement, la vie du sol ne peut se développer à cause du travail du sol : sans cesse remué, le nombre de microorganismes chute, le sol se tasse, la vie s’y fait de plus en plus rare. Les plantes potagères sont dépendantes du jardinier pour survivre et se développer.

Ici, le sol est couvert d’un paillis. Les adventices ne peuvent germer, le désherbage est donc très rare. L’humidité du sol est préservée et le paillage nourrit et protège la vie biologique qui se déroule en dessous : les vers de terre, petits insectes et autres bactéries structurent le sol en se déplaçant et en digérant les matières organiques présentent.

Une fois de plus, un équilibre de l’écosystème se dessine. Le jardinier tient son rôle de chef d’orchestre : il guide l’ensemble et effectue des mesures d’ajustement si nécessaire, mais il limite au maximum ses interventions. 

Alors, convaincu par le non-travail du sol ? 😀

Plutôt que d’être considéré comme un dogme, le non-travail du sol doit être perçu comme une manière de gagner du temps et de favoriser le développement de la vie dans son écosystème !

N’oubliez pas, le non-travail du sol est un objectif en soi. N’ayez pas peur de le travailler au début si vous le jugez nécessaire : sol trop compact, ou encore, envie de l’ameublir ou de le nettoyer. Gardez simplement à l’esprit que moins vous y toucherez, meilleure sera la santé et la fertilité de votre sol !  

Enfin, sachez que dans certains contextes, le paillage est contre-productif : si après quelques années, votre potager est envahi de rat-taupiers, que les limaces sont incontrôlables malgré vos efforts à créer des niches pour leurs prédateurs, essayez de revenir à une méthode plus classique. Évitez de disposer 20 cm de paillage, mettez-en moins, retirez le paillage sur certaines cultures délicates notamment durant les périodes critiques, etc… Il n’existe pas de solutions parfaites à “copier/coller” dans tous les contextes ! Ci-dessous, un exemple intéressant vu récemment sur un forum. 

À gauche : courgette sur sol nu, à droite, courgette paillée. Toutes deux plantées le même jour ! Alors, on continue à pailler systématiquement ou on réfléchi à la pertinence de cette pratique sur certaines cultures ? 😉 Rien n’empêche de venir pailler une fois le plant bien développé, en fait, tout dépend du contexte… Chez nous, nous paillons systématiquement car nous avons peu de problèmes de limaces. 

Demain, nous aborderons la fertilité du sol ! La comprendre, l’estimer, etc. En attendant, n’hésitez pas à poser vos questions !

A demain ! 

26 Commentaires

  1. Limaces…. impertinentes et abondantes… se délectant de mes tendres salades…. vilains gastéropodes !!! Ma maison à hérissons, bien cachée dans des haies, a eu le plaisir d’accueillir une famille farouche et piquante, qui a eu raison de bon nombre de ses rampantes baveuses !! Chers hérissons, restez dans ma maison !!

    Réponse
    • Merci les hérissons 😀

      Réponse
  2. Bonjour Guillaume et merci pour cette formation.
    Je paille avec des feuilles de cerisier et de la paille chaque automne mais je me pose toujours la question du dépaillage.
    Est-ce que la zone de culture doit être dépaillée au printemps pour que la terre se réchauffe ?
    Ou peut-on laisser la paille tout le temps sans souci et semer/planter en écartant ?

    Réponse
    • Bonjour Edouard,

      Tout dépend de votre stratégie, et des ravageurs que vous avez.

      Effectivement, le paillage ralenti le réchauffement du sol. Les cultures patinent un peu au printemps si on laisse le sol paillé. Surtout en sol argileux. Ce paillage attire aussi énormément les limaces en début de saison. On peut néanmoins le laisser paillé, c’est ce que je fais sur une bonne partie des cultures.

      Mais dépailler prend du temps !

      À chacun de peser le pour et le contre, et de voir selon son contexte, ce qui fonctionne le mieux… 🙂

      Réponse
  3. Merci encore pour ce nouveau module trés intéressant. Est ce qu’un paillage fait uniquement de feuilles mortes est possible ?

    Réponse
    • Tout à fait possible ! D’expérience, c’est parfois ennuyeux sur les jeunes semis : le vent ramène les feuilles sur les lignes, j’ai perdu plusieurs semis comme ça par manque de vigilance 🙂

      Réponse
  4. Merci pour toutes ces infos précieuses … le liseron ok , mais le chiendent ?

    je suis envahie par le chiendent, j’essaie de l’arracher au fur et à mesure mais impossible d’avoir “la peau” de ces km de racines, il en reste toujours un morceau !
    Il ressort systématiquement du paillage , même épais !
    J’ai même eu la surprise d’en trouver dans un pot de fleur que j’avais laissé sur le sol ! En le soulevant je me suis rendue compte que le chiendent venait du sol et non pas du pot, il avait tout bonnement traversé le pot et sa terre en passant par un petit trou ! (hauteur du pot 12cm)

    Pour le liseron, vous parlez de labours, comment faire dans un petit potager de 20m2 avec pour seule arme une grelinette ???

    J’ai lu que la phacélie étouffe le chiendent …

    Hâte de lire vos retours d’expériences !
    merci

    Réponse
    • Même souci pour le chiendent… Insister, insister… Bachage… Pour repartir de zéro…
      Quand je dis labour, je veux dire travail du sol et destruction des racines (en partie). En fait, l’important avant un bachage pour détruire ces adventices est de sectionner les racines du bord de la bâche qui pourraient nourrir les adventices sous la bâche. C’est ce qui était arrivé lors de mon stage : les liserons sur le côté de la bâche continuaient à alimenter ceux sous la bâche. Le bachage était alors inutile…

      Oui, il y a aussi le seigle et la vesce il me semble. Je vous propose en fin de formation de télécharger les dossiers, et dans celui sur les engrais verts j’ai listé quelques mélanges anti chiendent et anti liseron. C’est aussi une technique !
      Bonne journée 🙂

      Réponse
  5. Dans un jardin qui n’a jamais eu de paillage, le liseron prolifère. Tous les ans je l’arrache mais n’y a t’il pas un remède pour l’éradiquer ?

    Réponse
    • Bonsoir,
      Je vous “copie-colle” la réponse à Sophie :

      La seule solution durable selon moi c’est : un labour, suivi d’une occultation d’au moins un an (voire un peu plus). Là, ca le détruit. J’ai pas mal d’expérience avec le liseron, notamment au travers de stages dans des fermes, et je peux vous assurer qu’il résiste à beaucoup de choses. J’ai déjà vu une zone bachée pendant un an sans labour : on a débaché et la zone était couverte de liseron tout blanc (il n’avait pas vu la lumière). Il est reparti de plus belle……..
      C’est vraiment une plaie.

      Sur de petites surfaces, comme un potager, on peut par contre arracher, arracher, arracher, jusqu’à épuisement total, mais ca prend plusieurs années. Chez moi on a de la chance on a commencé sur un terrain exempt de liseron et il n’a jamais proliféré. Depuis, dès que j’en voit un jeune, je fait en sorte de le détruire rapidement avant qu’il fasse de la racine…

      Vous pouvez aussi vous tourner du côté des plantes bio indicatrices et modifier le biotope pour que le liseron parte, mais selon moi c’est compliqué…

      Voilà tout… Désolé, pas de solution miracle 😀 Seulement une solution “bourrin” et une solution “petit à petit”…

      Une fois le liseron écarté du potager, on pourra faire très attention en prenant bien soin de notre surface pour ne pas le laisser revenir 🙂

      Réponse
  6. En ce qui concerne les adventices, je pense qu’il est utile de connaitre leur mode de multiplication, la façon dont elles colonisent l’espace…
    J’ai l’impression que pour certaines plus j’arrache plus elles repoussent…
    Ne pas les laisser monter à graine aussi est primordiale…j’avais trouvé un petit livre pour les identifier au stade de jeune plantule, mais ce n’est pas toujours évident…

    Réponse
    • Oui, notamment le liseron, il repousse de plus belle, MAIS ca l’affaiblit 😀 Avec le temps, ca vient et on s’en débarasse…
      Si vous retrouvez le nom du livre ca m’interesse 🙂
      Belle soirée à vous 🙂

      Réponse
      • J’ai retrouvé mon livre, le titre est “J’arrache ou je laisse pousser?” aux éditions Larousse, de Bärbel Oftring.
        Disons que c’est un début pour s’y repérer…

        Réponse
  7. J’avais lu pour le paillage qu’il valait mieux mettre du foin (facile à ramasser en ce moment sur le bord des routes) pour les légumes et de la paille pour les allées, ce que j’ai fait. Est ce vrai ?

    Réponse
    • On en parle dans un futur module 🙂 Vous comprendrez pourquoi ! Je suis plutôt d’accord, mais ca dépend des possibilités que vous avez.. Si le foin est gratuit, et que la paille est achetée à gamm vert, foncez sur le foin !
      Le foin se dégrade plus vite, et est plus riche en azote, c’est globalement mieux pour les plantes, sauf quand le sol est “lancé” et que les cycles de fertilité fonctionnent bien.
      On en reparle bientôt 😀

      Réponse
  8. Mes plans de tomates sont grands ( 80 cms ) et, poussent très rapidement avec beaucoup de bourgeons vigoureux,
    faut-il que je coupe tous ses rejets ?
    merci

    Réponse
    • Tout dépend de vos objectifs ! La réponse est oui, ou non !

      La taille engendre :
      • une meilleure précocité, j’ai récolté ma première tomate avant hier, tandis que les plants non taillés sont tout juste en train de faire leur deuxième bouquet de fleur
      • un gain d’espace et, au mètre carré, de rendement.

      La non-taille engendre :
      • une plus grosse productivité par plant
      • mais une récolte plus tardive

      Côté maladies, tout dépend du contexte : parfois mieux vaut tailler (si c’est bien fait, journée sèche, taille le matin), et parfois non … Chaque blessure est une porte d’entrée pour les maladies, mais un plant trop vigoureux avec peu d’air qui circule entre les feuilles favorise le mildiou…

      Bref, vous l’aurez compris, tout dépend de ce que vous recherchez… et de votre climat…

      Je vous conseille de faire le test (moitié/moitié) et de voir ce qui vous convient le mieux !

      Par ailleurs, vous pouvez aussi couper ces rejets et les bouturer, ca fonctionne très bien vous récolterez des tomates en fin de saison

      Personnellement, pour plus de résilience, je pratique les deux méthodes chaque année, mes tomates sous serre sont taillées pour la moitié, et les tomates en extérieur aussi. 🙂

      Réponse
  9. Bonjour
    Je confirme: le liseron prend le dessus sur le paillage et ça m’embête bien : des solutions à part le fait que je l’arrache systématiquement ( il pousse vraiment dru… ) ?
    Merci pour ce module très intéressant.

    Réponse
    • La seule solution durable selon moi c’est : un labour, suivi d’une occultation d’au moins un an (voire un peu plus). Là, ca le détruit. J’ai pas mal d’expérience avec le liseron, notamment au travers de stages dans des fermes, et je peux vous assurer qu’il résiste à beaucoup de choses. J’ai déjà vu une zone bachée pendant un an sans labour : on a débaché et la zone était couverte de liseron tout blanc (il n’avait pas vu la lumière). Il est reparti de plus belle……..
      C’est vraiment une plaie.

      Sur de petites surfaces, comme un potager, on peut par contre arracher, arracher, arracher, jusqu’à épuisement total, mais ca prend plusieurs années. Chez moi on a de la chance on a commencé sur un terrain exempt de liseron et il n’a jamais proliféré. Depuis, dès que j’en voit un jeune, je fait en sorte de le détruire rapidement avant qu’il fasse de la racine…

      Vous pouvez aussi vous tourner du côté des plantes bio indicatrices et modifier le biotope pour que le liseron parte, mais selon moi c’est compliqué…

      Voilà tout… Désolé, pas de solution miracle 😀 Seulement une solution “bourrin” et une solution “petit à petit”…

      Réponse
      • Bonjour,

        Module très intéressant.
        Ici jai installé de nouvelle planche cette année et cest la reine des prés quime pose pb. Le champs en est rempli et elle passe à travers mon paillage. J’arrache à fond mais ça repousse sans cesse…. des idées ?

        Réponse
  10. Si on laisse monter certains légumes en graines, ça va reprendre sur le paillage ?

    Réponse
    • non, pas directement, mais en pratique on se retrouve toujours avec de petites zones non paillées car le paillage est digéré, où que l’on a oublié de le remettre, etc. Sur ces zones, c’est toujours sympa de retrouver quelques légumes qui poussent tout seuls.
      Les graines vont tomber sur le paillage, puis tomber sur le sol quand on va arroser etc, et elles germeront plus tard. 🙂
      Par ailleurs, je procède comme cela avec certains légumes comme la mâche et la Claytone : j’ai regroupé toutes les graines au même endroit, et maintenant, en septembre je met la terre a nu, j’arrose et j’ai beaucoup de plants qui germent! Ensuite je prélève quelques plants, ceux dont j’ai besoin, je desherbe, je repique les plants et j’ai ma verdure pour l’hiver !

      Réponse
  11. Merci, cela me confirme que pour certaines cultures comme les cucurbitacées par exemple, il vaut mieux enlever le mulch à l’avance pour éviter de se les faire dévorer par les limaces et le remettre quand les plantes ont assez de vigueur pour ne plus être attractives.

    Réponse
    • Complètement ! En plus elles reprennent bien plus vite car le sol se réchauffe mieux ! 😀

      Réponse
  12. Merci encore une fois Guillaume pour ce nouveau module, qui m’instruit et m’amène à réflexion tous les matins.
    Dans ce “monde d’après ” encore une fois, laissons faire la nature. Cela fait 4 ans que je me suis “converti” au paillage et plus jamais je ne reviendrais en arrière.
    Pas seulement parce que je suis fainéant !!
    Tout va tellement mieux : plus de production, moins d’arrosage, moins de nuisibles…
    C’est plus facile toute l’année !!

    Réponse
    • Génial ! Avec plaisir 😀

      En effet, le paillage c’est vraiment top. Je me suis efforcé de le laisser sur certaines cultures pour améliorer le sol de base qui était vraiment peu fertile. Maintenant que je considère que le sol est bien, je vois quelques inconvénients au paillage, notamment les limaces en début de saison. Ainsi dès l’année prochaine je vais dépailler au printemps certaines planches pour certains légumes sensibles, notamment les carottes, les haricots, qui se font pas mal ravager et je suis obligé chaque année de réaliser deux semis pour assurer une production élevée.
      On verra ce que ca donne, mais je pense gagner en temps passé : retirer le paillage va me permettre de semer plus dense, et si je n’ai pas à réaliser de deuxième semis je vais aussi gagner du temps. Hâte de peser le pour et le contre 🙂

      Réponse

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