Créer son potager en permaculture 6/17

Bonjour à tous !

La fertilité du sol est déterminante pour savoir quelle stratégie vous allez adopter pour produire votre nourriture. Si votre sol manque de fertilité, il sera possible d’agir rapidement pour améliorer sa fertilité. À l’inverse, si le sol est déjà bien fertile, on pourra se contenter d’entretenir cette fertilité. Découvrez sans attendre les façons d’estimer et d’améliorer la fertilité de votre sol ! 

Bonne lecture !

Module n°6 : la fertilité du sol

L’estimer

Nous pouvons définir la fertilité d’un sol comme son aptitude à fournir aux plantes les différents éléments nécessaires à sa croissance : eau, nutriments et microorganismes utiles.

Si vous êtes débutant, il peut vous sembler compliqué d’estimer la fertilité de votre sol.

Pour la connaître, il y a la méthode « scientifique » consistant à faire analyser votre sol en laboratoire. Pour un peu moins d’une centaine d’euros, vous apprendrez pleins de choses sur votre sol, ce qui est intéressant pour les curieux et les passionnés. 

Mais pour créer un potager et récolter quelques légumes, pas besoin d’aller si loin !

François Mullet, cofondateur et intervenant au sein de l’association Maraichage sur Sol Vivant et de l’organisme Ver de Terre Production propose une technique très simple pour déterminer la fertilité de son sol. Il s’agit d’observer à quelle hauteur pousse naturellement la prairie. Pour vous donner un exemple, chez François Mullet, en Normandie, la prairie pousse jusqu’à 1,7 m, sans aucun engrais ou ajout de matière. Chez nous, en Corrèze, sur une montagne où le sol est très peu profond et très sableux, la prairie monte par endroit seulement à 30 cm de façon éparse ! Sur d’autres zones, l’herbe ne s’installe même pas. Seules des bruyères s’y plaisent. Il est alors compliqué d’installer un potager sur ces zones où même l’herbe ne veut pas pousser !

Notre sol est, par endroit, inexistant ! Nous sommes presque sur la roche. Seules quelques plantes poussent.

 

Cela dit, rassurez-vous, la plupart des sols sont aptes à recevoir des légumes ! Pour connaître la fertilité de votre sol, laissez donc un coin de prairie pousser toute la saison. Dans le courant de l’été, lorsque votre prairie arrive en foin, observez sa hauteur. À partir d’un mètre de hauteur, votre sol a de fortes chances d’être propice à la culture de légumes !

 

Agir sur la fertilité

Si votre sol s’avère fertile, c’est parfait ! Si au contraire il semble infertile (vous constatez une prairie assez basse à la fin de l’été, ou bien vos cultures actuelles peinent à réussir), il est temps d’agir ! Agir sur la fertilité est un processus qui peut prendre quelques années, mais dont le résultat en vaut la chandelle 😊.

Comme nous vous l’écrivions dans le module n°3 sur le sol, vous pouvez influer sur le taux de matière organique du sol pour en améliorer la fertilité.

Pour ce faire, nous vous suggérons 3 méthodes, toutes différentes et présentant des résultats variables. À vous de choisir celle qui vous conviendra ! 

  • La méthode douce et progressive en termes de résultats : l’ajout de paillage.
  • La méthode aux résultats rapides : l’ajout de compost et de matière organique, avec ou sans incorporation
  • La création d’une butte ou d’une lasagne

La méthode douce progressive : l’ajout de paillage

Cette méthode est la plus simple à mettre en œuvre, mais la plus longue à donner des résultats. 

Pour la réaliser, procurez-vous de la paille, du foin, du broyat de végétaux, du BRF ou n’importe quelle autre matière organique (nous reviendrons plus en détails sur la matière organique dans le prochain module). Cependant, évitez les matières trop riches en carbone, comme le bois pur broyé : ces matières peuvent nuire à la pousse de vos légumes la première année en raison du mécanisme de faim d’azote (là encore, nous parlons plus en détails de ce mécanisme dans le prochain module !).

Si vous épandez du bois sur un sol séchant et peu fertile, celui-ci va mettre beaucoup de temps à réagir. Au mieux, le sol va s’améliorer très lentement, au pire, le sol va se tasser, et la vie du sol ne va pas s’épanouir correctement. Si vous pensez que votre matière organique est trop riche en carbone, n’hésitez pas à la mélanger avec de la tonte ou des déjections animales pour équilibrer l’apport.

En maintenant constamment un paillage sur votre sol, celui-ci va s’améliorer d’année en année en devenant plus facile à travailler et plus fertile. Cela peut prendre du temps : plusieurs années, jusque 10 ans selon sa fertilité originelle.

Vous pourrez bien sûr commencer à cultiver dès la première année, mais vous devrez vous montrer vigilant quant aux arrosages, notamment dans les sols très sableux, et parfois ajouter du compost pour nourrir vos cultures gourmandes.

Cette méthode est intéressante sur certains sols argileux : la vie du sol déjà présente va se faire un plaisir de dévorer tout ce paillage, et ces sols vont s’alléger en quelques années. 

L’ajout de compost : une méthode rapide et efficace.

En ajoutant de grandes quantités de compost mûr sur votre sol, vous allez considérablement augmenter la fertilité de celui-ci. Cette méthode donne d’excellents résultats dès la première année. Cependant, nous vous encourageons à respecter ces quelques règles pour maximiser son efficacité.

Étape 1

Déposez 5 à 10 cm de compost sur chaque mètre carré de votre potager. Si le compost contient un peu de matière organique non décomposée (type BRF (Bois Raméal Fragmenté) ou même du compost semi-mûr), c’est beaucoup mieux. En effet, le compost vraiment mûr n’est pas le plus adapté pour améliorer la structure du sol : puisqu’il a déjà été digéré, il ne va pas stimuler la vie biologique du sol, pourtant nécessaire à la nutrition des plantes et à leur bonne santé.

Pourquoi du compost et pas de matière organique fraîche ? Parce que le compost est à un stade de décomposition plus avancé : d’une part, vous gagnerez du temps dans votre quête de fertilité et d’autre part, vous augmenterez la production d’humus par rapport à un paillage à base de foin par exemple. En effet, à volume égal avec du compost, le foin produira bien moins d’humus à la fin de sa décomposition (1 sceau de compost = de nombreux sceaux de foin composté !).

Nous avons fait le comparatif dans notre potager : nous l’avons amendé pendant plusieurs années avec de la matière organique fraîche. Les résultats étaient au rendez-vous : amélioration de la fertilité évidente, sol plus vivant, etc. Puis, plus récemment, nous avons amendé des planches de culture avec du compost mûr et en suivant ces étapesLe résultat fut sans équivoque : les planches amendées au compost se sont modifiées beaucoup plus rapidement que celles amendées avec de la matière organique fraîche durant plusieurs années !

Étape 2 

Si votre compost ne contenait aucune matière non décomposée, vous devrez, si vous en avez à disposition, ajouter de la matière azotée : fumier, lisier, fiente, ou encore tonte fraîche, afin d’offrir un cocktail sur-vitaminé pour stimuler l’activité biologique du sol. Mélangez alors au râteau le compost et la matière azotée.

Étape 3 

Après avoir déposé votre compost et votre matière azotée, disposez par-dessus un paillage comme du foin, de la paille, ou encore du BRF pour nourrir les organismes du sol et désherber davantage grâce à l’occultation de lumière. Le compost, avec sa texture fine, ne permet pas toujours de désherber convenablement : les plantes vivaces arrivent facilement à le traverser.

Étape 4 

Arrosez abondamment et veillez à ne pas laisser sécher le sol pendant au moins 1 an. Cela est très important pour activer la vie du sol d’une part, et parce que le compost sèche très facilement d’autre part : il est difficile de faire des semis ou réussir ses plantations si l’on n’est pas attentif au dessèchement de la planche de culture. L’étape 3 prend alors tout son sens : le paillage va ralentir le phénomène de séchage rapide du compost. En dehors de l’été, où le sol peut sécher rapidement, vous aurez ainsi peu d’arrosage à réaliser.

Étape 5

Les années suivantes (années 2 et 3), vous pourrez éventuellement renouveler votre apport de compost, mais dans des quantités moindres (5 kg de compost par mètre carré).

Suite à ces 2/3 ans d’apports massifs de compost et de paillage, votre sol aura radicalement changé de texture. Il retiendra beaucoup plus l’eau et sera bien plus riche en éléments nutritifs.

Vous pouvez bien évidemment commencer à cultiver dès la première année. C’est d’autant plus intéressant, car vous verrez l’amélioration d’année en année. Si cela vous intéresse, vous pouvez tester la différence en cultivant les mêmes plantes sur une parcelle amendée en compost et sur votre sol d’origine : vous serrez surpris des résultats ! 

Ces apports successifs sont à réaliser si vous estimez que le sol manque de fertilité. Si vous estimez que la fertilité est bonne, vous pourrez vous contenter de pailler votre sol avec de la matière organique.

 

Ce compost, je le dépose sur le sol ou bien je l’y incorpore ? 

Si vous créez votre planche de culture sur un sol tassé (comme une terre de remblai par exemple, ou une zone où vous marchez souvent), qui semble peu fertile, vous aurez de meilleurs résultats si vous incorporez le compost au sol en décompactant ce dernier au passage. Pour ce faire, vous pouvez vous aider d’une fourche bêche ou d’une grelinette. Il est intéressant d’incorporer le compost dans les premiers centimètres du sol pour éviter un tassement supplémentaire du sol, contre-productif compte tenu de nos attentes ! L’incorporation du compost créera une zone profonde de 5 à 10 centimètres, meuble et aérée. L’incorporation se fera de préférence sur un sol qui n’est pas gorgé en eau, au risque de créer une bouillie compacte et sans oxygène…

Au contraire, si vous cultiver sur un sol très peu piétiné, ou qui semble déjà assez meuble, vous pouvez appliquer une technique encore plus simple : tondez l’herbe de votre prairie à ras et déposez vos 10 cm de compost directement sur le sol. Ici, vous pouvez semer et planter directement dans le compost et aurez de très bonnes récoltes dès la première année ! En revanche, vous n’oublierez pas d’arroser avec assiduité et de pailler pour éviter au maximum la repousse des adventices. Au bout de quelques années, grâce à l’action des vers de terre, votre « ancien » sol et votre compost ne feront qu’un !

Avec cette méthode, attendez-vous à avoir du désherbage la première année : de nombreuses vivaces vont ressortir. Vous pourriez, en prévision, ne pas préparer tout le potager la première année, mais la moitié par exemple, tout dépend de votre temps disponible. C’est une manière d’anticiper la charge de travail !

 

Créer une butte ou une lasagne de permaculture : méthode efficace, mais nécessitant beaucoup de matières

 

Enfin, il est possible de créer des buttes, type Hugelkultur ou autre, ou des lasagnes, afin de créer une couche de compost par-dessus le sol existant. Cette méthode a le mérite d’être simple et efficace si elle est correctement réalisée. Elle nécessite néanmoins de posséder un certain nombre de matières différentes pour être bien réalisée. Nous reviendrons sur ces deux techniques plus en détails dans le module 9 !

Pour cette lasagne, nous avons utilisé du compost, du broyat de végétaux, des feuilles mortes, de la tonte, du fumier de poules… Bon appétit !

Pour conclure sur la fertilité du sol 

Tout d’abord, prenez ce que vous venez de lire avec précaution : la complexité et la diversité des sols sont telles que l’on ne peut pas dégager de méthode universelle qui fonctionnerait partout.

Si vos récoltes sont déjà satisfaisantes, continuez comme vous faites ! Mais si vous travaillez régulièrement votre sol, gardez à l’esprit que c’est une méthode moins propice au développement de la vie, et que le meilleur moyen d’améliorer durablement la fertilité d’un sol est de lui ajouter de la matière organique en surface.

On peut, par précaution, y aller doucement : ajouter quelques centimètres de paillage chaque année et voir à quelle vitesse celui-ci est digéré. Vous pourrez augmenter les quantités avec le temps.

Par ailleurs, peu importe la méthode à laquelle vous aurez recours, quand vous estimerez que votre sol est suffisamment fertile, après quelques années, vous pourrez passer en vitesse de croisière en ajoutant 2 à 4 kg de matière organique par mètre carré et par an, ce qui correspond à peu près à un paillage d’été de 10 cm de foin, de paille ou autre, ou un couvert végétal. Cela ne vous dispensera pas, si vous ressentez que les résultats ne sont pas au rendez-vous, d’ajouter encore du compost, ou de la matière organique « fertilisante » comme l’ortie, la consoude, la tonte, etc, lorsque vous cultiverez des légumes gourmands comme les courges.

 

Un couvert végétal est un engrais vert que l’on laisse pousser au moins jusqu’à la floraison. En effet, plus une plante vieillie, plus elle est riche en carbone. Et le carbone est bon pour la nutrition du sol !

Voyez en fonction de vos objectifs et surtout de vos résultats : si vous n’arrivez pas à avoir les récoltes que vous souhaiteriez, il faudra peut-être adapter sa stratégie et peut-être essayer une nouvelle méthode. Par exemple, si vous avez commencé par la méthode douce, l’ajout de paillage, et que vous sentez que ça ne fonctionne que moyennement, rien ne vous empêche d’essayer l’ajout de compost. 

Enfin, pour gérer la durabilité de votre potager et votre autonomie en matière organique, vous pouvez, dès la première année, réfléchir à l’installation de plantes utiles pour la production de paillage : consoude, miscanthus, entres autres. Nous vous recommandons de le faire, afin d’être le plus autonome possible en matière organique.

N’oubliez pas non plus que la fertilité que vous créez aujourd’hui bénéficiera également aux générations futures, même à l’échelle d’un potager. C’est un beau cadeau pour nos enfants !

Vous avez des questions suite à la lecture de ce module ? Vous souhaitez échanger avec les autres apprentis jardiniers/permaculteurs ? Comme d’habitude, rendez-vous dans les commentaires de cette page ou sur notre groupe privé Facebook ! 

A demain ! 😊

 

14 Commentaires

  1. Laure, les fraisiers remontants produisent pendant 3 ans, les non remontants 4 voire 5 ans, après la production diminue fortement.
    L’idéal c’est de planter de nouveaux fraisiers tous les 1 ou 2 ans dans d’autres parcelles soit en achetant des plants racines nues (moins chers) soit en récupérant les stolons (tiges rampantes qui forment des nouveaux fraisiers qui vont s’enraciner d’eux même) qu’il faut séparer du pied mère qu’ils épuisent.
    Pour la serre je ne sais pas. Quand j’en avais une, je cultivais principalement en automne et au printemps. En été j’y laissais juste quelques tomates, poivrons, aubergine.

    Réponse
  2. Question basique : vous parlez beaucoup de compost, comment se procurer/fabriquer du compost en quantité suffisante ?
    Quand je vois le mien, je me dis qu’il m’en faudrait 100 fois plus !
    A part avoir une 15 aine d’enfants supplémentaire pour avoir plus de déchets de légumes etc. je ne vois pas… 🙂

    Réponse
    • Bonjour Edouard.

      Le compost en grande quantité se trouve généralement dans les déchetteries. Il faut se renseigner auprès des collectivités, ce compost est en plus souvent gratuit.
      Il existe aussi des entreprises qui vendent le compost, aux alentours de 30/50 la tonne.
      Enfin, certaines entreprise d’espace verts le donne également ou le vende.

      On peut aussi récupérer toute sorte de matière organique et la composter chez soi.

      Nous voyons où se procurer de la matière ce matin dans le module 7 🙂

      Réponse
  3. Merci encore pour ce nouveau module. Est ce qu’un paillage fait uniquement de feuilles mortes est envisageable ?

    Réponse
  4. Encore très intéressant !
    Je voudrais planter de la consoude, comment procéder à cette date ? Est-ce que ça se sème ?ou faut-il acheter un plant ? J’en ai vu en petit godet mais il en faudrait beaucoup le temps que ça se développe et que je puisse en faire usage ? Où planter la consoude ? Plein soleil ? Apprecie-t-elle les sols argileux ?
    Autre question, j’ai un carré de fraisier qui ne donne plus, malgré le paillage…faut-il déplacer régulièrement ces cultures permanentes qui doivent épuiser le sol à terme ? Ou peut-on y mettre de petites quantités de fumier / compost en plus de la paille ?
    Dernière question (désolée mais cette formation suscite tellement de questions…) nous cultivons dans notre petite serre seulement les légumes d’été, du coup, l’hiver je n’entretiens pas, pas d’arrosage…c’est surélevé de 50 cm environ, le sol s’assèche Et je comprends donc que la vie disparaît sans arrosage…il faut donc entretenir un minimum ? D’ailleurs le niveau s’affaisse chaque année, je dois donc rajouter l’hiver compost et paillage et arroser, n’est-ce pas ?

    Réponse
    • Laure, je pratique depuis longtemps la consoude, je vais donc répondre à cette question.
      A l’état sauvage elle pousse en abondance à l’ombre au bord des rivières ou autres points d’eau.
      Je la plante donc de préférence dans un endroit pas trop ensoleillé mais je l’ai vu pousser au soleil chez des amis moins bien certes.
      Si vous achetez un plant, elle pousse très vite.
      J’ai bouturé des tronçons de racine de 15 mm il y a 3 semaines et les feuilles sortent déjà.
      Si vous avez l’occasion d’en prélever dans un endroit où elle prolifère n’hésitez pas à prélever une racine pour bouturer ou même des petites pousses. Il suffira de bien arroser pour la reprise.
      Choisissez bien un l’endroit, une fois installée, elle prend ses aises.

      Réponse
      • Merci beaucoup Michèle !

        Réponse
    • Michèle a bien répondu 😀

      Pour s’en procurer, nous en envoyons en mars généralement, je produit quelques milliers de plants par an pour replanter et donner.

      Si jamais vous n’en trouvez pas, n’hésitez pas à nous écrire en janvier/février 2021 : vous nous envoyez un colis, on le rempli de bouture et on vous le renvoi 🙂

      Réponse
  5. J’ai entrepris mon jardin il y a 14 mois sur un terrain tassé par les engins de construction de ma maison. J’avais beaucoup de mal à y enfoncer la grelinette.
    Pas un ver de terre, pas une limace non plus!
    J’étais assez confiante, ce terrain était resté en jachère au moins 2 ans.
    Je n’ai eu de cesse de pailler avec les fanes de légumes, les tontes de mes voisins, du foin… et les feuilles des 2 vieux chênes de la haie champêtre qui le borde.
    J’ai semé des engrais verts.
    Le résultat est là, les vers de terre abondent désormais. Ca grouille de vie dès qu’on soulève le paillis.
    En suivant tes conseils Guillaume , j’ai planté 1m2 de consoude qui a déjà doublée, des miscanthus géants, je vais transplanter le sorgho semé en godet. Je vise à l’ autonomie en paillage dont tu parles.
    Même après plus de 45 ans de jardinage en bio, j’apprends encore et surtout je laisse tomber certains à prioris.
    Merci à toi de bien vouloir nous transmettre ton expérience, tes réussites et tes échecs aussi (on se sent moins seul)

    Réponse
    • Merci beaucoup pour votre témoignage Michèle.

      Réponse
  6. Merci pour ce modul yres instructif.
    J’ai pu compèter mes connausances.
    Nous avons la chance d’avoir des poules. Chaque fois que je nettoie le poulailler le fumier va au compost.
    Avant , je rècupèrai dans le champ en face celui des chevaux (quand ils n’etaient pas a).

    Réponse
    • Très bien le fumier de poule! On s’en sert aussi. Au compost c’est encore mieux ca évite de faire un shoot d’azote aux légumes (les fientes sont très riches en azote) qui peut les rendre plus sensibles aux maladies.
      Bonne journée !

      Réponse
  7. Merci pour ces renseignements. Mon mari est agriculteur et j’utilise son fumier. Je paille pour la première fois cette année , après avoir enrichi le sol de fumier (l’ajout régulier de fumier m’a permis d’avoir un sol qui gardait mieux l’humidité ces dernières années) . On avait déjà retourné la terre , mais j’ai une planche où j’ai posé fumier tonte et paillage directement sur le sol non retourné: j’observe si mes PDT vont pousser.
    Je suis vraiment contente de ces expériences et des pistes que vous nous proposez!

    Réponse
    • Quelle chance d’avoir du fumier à volonté ! Vos légumes seront magnifiques avec cet amendement !

      Merci à vous de prendre le temps de lire tout ça 🙂 Content de vous aider !

      Réponse

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