Sécher ses plantes est une activité facile à réaliser et très gratifiante. Sans le savoir, notre jardin regorge de plantes médicinales. Même dans notre pelouse, on peut cueillir de nombreuses plantes qui pourront servir à soigner de petits maux du quotidien. On est alors souvent tenté de les sécher pour se faire des petites réserves et avoir sa propre pharmacopée maison ! C’est une très bonne chose, et cela ne pourra pas vous faire de mal. Je vous conseille tout de même d’acheter un livre sur les plantes médicinales ou vérifier systématiquement les contre-indications à la consommation de certaines plantes. Ce n’est pas parce que c’est naturel qu’il ne peut y avoir d’effets secondaires !


Par définition, sécher ses plantes, c’est extraire en partie l’humidité qu’elle contient, afin de pouvoir la conserver sans que ses qualités organoleptiques ne se déteriorent.


L’humidité d’une plante varie généralement entre 70 et 90%. L’eau se trouve dans ses cellules, et on souhaite la faire migrer vers la surface pour qu’elle puisse s’extraire.
Ainsi, le temps de séchage varie selon les plantes, mais en règle générale elle ne doit pas dépasser 5/7 jours. Sachez qu’il restera toujours une part d’humidité dans la plante, on ne peut pas (à moins d’avoir recours à des séchages hautes températures) tout extraire.
Les professionnels ont recourt à des séchoirs électriques ou solaires, avec des flux d’air. Mais nous, en tant de que particuliers, ne sommes pas toujours équipés pour sécher au mieux nos plantes.


Cela dit rassurez-vous, il existe quelques principes généraux permettant de garantir un séchage de qualité qui conservera nos plantes comme il faut.


Quels sont les principes à respecter pour sécher ses plantes du mieux possible ?


•Faire sécher ses plantes à l’obscurité. En effet, il est préférable de ne pas exposer les plantes au soleil, qui pourrait venir dégrader certains principes actifs. Donc quand vous faites sécher des plantes, recouvrez votre claie avec un linge (ou du papier) si elles sont exposées au soleil direct.


•Faire sécher ses plantes dans un endroit ventilé, aéré et sec. L’atmosphère ne doit pas être confinée et humide, la pièce doit respirer, afin de justement chasser l’humidité qui sort des plantes. Cela fonctionne à peu près partout, simplement ne faites pas sécher vos plantes dans une boite hermétique !


•Faire sécher ses plantes à plat. N’empilez pas vos plantes dans un bocal ou autre : utilisez une claie de séchage. On peut en fabriquer une facilement avec du grillage fin ou une moustiquaire sur un cadre. Cela vous coûtera quelques euros (voire gratuit si vous faites de la récupération) et vous prendra quelques dizaines de minute à construire. Si vous les entassez trop, vos plantes risqueraient de moisir, notamment celles qui contiennent beaucoup d’eau.


•Évitez les trop hautes températures. Préférez sécher vos plantes à température ambiante. Je ne suis pas fan des séchages express au micro-onde ou au four. Certaines plantes comme le safran se font pourtant sécher ainsi, quelques minutes à 50 degrés, mais en règle générale il est préférable de les faire sécher à température ambiante.


Pour finir, sachez qu’il existe une autre façon de sécher vos plantes, qui ne requiert pas de claie de séchage. Il vous suffit de couper vos plantes avec les tiges, et de les faire sécher à l’envers. Si vous ne pouvez pas les faire sécher à l’obscurité, pensez à les entourer d’une feuille de papier journal par exemple, ou évitez au moins les rayons du soleil.


Voilà tout, vous avez les bases pour faire sécher du mieux possible vos plantes avec le minimum de matériel possible 🙂
Il ne vous reste plus qu’à aller récolter de quoi se faire quelques remèdes maison pour cet hiver (ou avant!).