Un potager est un écosystème complexe créé par l’Homme. Dès lors, comment concevoir son design pour qu’il se mêle à merveille avec le reste de l’écosystème ? Comment créer notre potager de façon pertinente, afin de le rendre productif, résilient, et agréable à observer ? Il faudra réfléchir à son emplacement, son orientation, comment le protéger du vent et…des ravageurs !

Nous allons donc voir quelques points pour concevoir le design de notre potager !

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La zone potagère

Vous avez peut-être déjà entendu parler du principe de zonage en permaculture. Il s’agit d’organiser son terrain en différentes zones. On part de la zone 0 étant généralement la maison, jusqu’à la zone 5, la zone laissée à la nature sauvage.

Crédits : Millefeuilles.ekablog.fr

Ces zones sont organisées en fonction de la fréquence des actions et des visites nécessaires. Vous allez visiter plusieurs fois par semaine votre potager, tandis que votre la zone laissée à la nature sauvage ne sera visitée que pour l’observer, peut-être une fois par mois (ou plus si vous aimez ça !). Ainsi, il est pertinent d’installer son potager dans la zone 1, voire 2 de son design. Proche de votre lieu d’habitation, vous pourrez facilement aller cultiver, récolter, prendre soin de vos plantes… On peut même se servir des microclimats créés par la maison pour cultiver des plantes : au pied des murs, la chaleur est plus intense et moins variable entre le jour et la nuit. Les cultures primeurs y réussissent mieux. On peut également imaginer créer une serre adossée à un mur de la maison, ou encore une véranda, etc…

L’orientation du potager

La lumière est un paramètre central à prendre en considération pour la croissance d’une plante. L’énergie solaire entre dans le processus de photosynthèse nécessaire à la création de matière. Sans lumière, pas de récolte ! 😊

C’est pour cela que l’orientation de votre potager est déterminante pour la réussite de vos cultures, et elle doit être prise en compte lors de la conception du design de votre potager.

Si vous n’avez pas le choix, ou peu de place, privilégiez au maximum un endroit ensoleillé, et n’oubliez pas de penser à l’emplacement des futures plantes vivaces. Même avec un petit jardin, il est certain que vous voudrez installer une vigne, des kiwis, ou quelques fruitiers, pour diversifier vos récoltes et produire plus en travaillant moins !

Chercher la chaleur…

Peu importe le climat dans lequel vous vivez : cherchez à implanter vos zones de cultures sur les emplacements ayant un ensoleillement maximal le long de la journée. Votre potager doit être baigné de soleil, notamment pour assurer une production les mois d’hiver, d’automne et de printemps.

Je possède plusieurs zones suffisamment ensoleillées sur mon terrain et je n’arrive pas à en choisir une. Comment faire ?

Avant toute chose, vous êtes chanceux !

Avoir le choix peut néanmoins parfois être un casse-tête ! Comme nous l’avons dit plus haut, vous pouvez choisir la zone la plus proche de votre habitation, mais il existe une autre manière de trancher…

Il ne faut pas oublier qu’environ la moitié du temps d’une journée (cela varie selon les saisons), il fait nuit ! L’obscurité peut faire fortement baisser les températures. C’est pourquoi, si vous hésitez entre plusieurs zones, nous vous conseillons d’essayer de comparer les températures nocturnes de ces différentes zones. En effet, sur un terrain, nous pouvons observer des endroits où des poches de froid s’installent durant la nuit. Puisque la mort d’une plante par le froid ne se joue parfois qu’à quelques degrés, il peut être intéressant d’identifier la zone où les températures descendent le moins ! Pour ce faire, vous pouvez vous aider de thermomètres affichant les températures maximum et minimum, mécaniques ou électroniques. Nous vous recommandons les thermomètres mécaniques, plus écologiques et ayant une durée de vie plus longue.

Voici la méthode : installez un thermomètre mini-maxi dans chaque zone candidate à devenir votre potager. L’idéal, si vous avez du temps et de la patience, est de pouvoir relever les températures mini et maxi régulièrement durant plusieurs mois… Bien qu’un peu contraignante, cette activité est très intéressante, permettant d’apprendre à connaître son terrain lorsque celui-ci présente une physionomie diversifiée ! Bien entendu, cette étude thermique est facultative 😊 !

A titre personnel, pour dénicher certains microclimats sur notre terrain, nous nous sommes aussi aidés… De notre chienne ! Elle adore bronzer au soleil et elle est particulièrement douée pour trouver ces zones en plein soleil et à l’abri du vent. En l’observant, nous avons pu dénicher certains endroits particulièrement chauds et y cultiver des plantes thermophiles. Merci Laïka ! 😉

Aussi, il est possible de se servir des microclimats créés par la maison pour cultiver des plantes : aux pieds des murs, la chaleur est plus intense et moins variable entre le jour et la nuit. Les cultures primeurs y réussissent mieux, notamment si l’on peut y construire un châssis.

On peut également imaginer créer une serre adossée à un mur de la maison, ou encore une véranda… Les solutions sont nombreuses ! 

…Mais protéger de ses excès !

L’ensoleillement est primordial pour les cultures tout au long de l’année… Mais comment faire en été, lorsque la chaleur est écrasante et qu’elle nuit à la santé de nos cultures ?

Créer des zones d’ombre « à la carte »

En été, il est tout à fait possible de créer des zones d’ombre pour protéger nos cultures en plantant à proximité des plantes à hautes parties aériennes comme du sorgho, du maïs ou des haricots par exemple ! Ainsi, les cultures sensibles comme la coriandre ou la laitue par exemple, ou encore la mâche et les épinards en fin d’été profitent d’une ombre légère les préservant de la montaison et du stress.

Cultiver sous des arbres

Si vous vivez dans un climat chaud et que vous possédez des arbres sur votre terrain, vous pourriez peut-être être tenté de cultiver sous vos arbres.

La culture sous les arbres possède autant d’avantages que d’inconvénients !

Cultiver près des arbres (d’essences locales idéalement) présente certains avantages. Les arbres en question, surtout s’ils sont vieux, transmettent des mycorhizes dans le sol (et une certaine « mémoire » du climat et des événements de votre lieu), produisent de la matière organique, créent un microclimat plus humide

Les mycorhizes sont d’une importance capitale dans la fertilité de votre sol. Elles permettent de dégrader la matière organique et de nourrir vos plantes grâce à leurs hyphes, leurs « racines », bien plus fines que les racines des plantes. Hervé Coves, un agronome français, considère qu’un vieux chêne peut avoir une incidence sur les mycorhizes, même à 500 m de lui.

Définition : « Une mycorhize (du grec myco, « champignon » et rhiza, « racine ») est le résultat de l’association symbiotique, appelée mycorhization, entre des champignons et les racines des plantes. Dans cette association, les hyphes du mycélium d’un champignon colonisent les racines d’une plante. Les hyphes se présentent comme de fins filaments, capables d’explorer un très grand volume de sol (pour un volume égal de biomasse, les filaments mycéliens prospecteront mille fois plus de surface de sol que des racines de plantes !). En l’échange de sucres offerts par la plante, le champignon prospecte le sol et lui offre de précieux nutriments. C’est un échange qui s’avère gagnant-gagnant dans la plupart des cas. »

Laissez les champignons nourrir vos plantes et améliorer la fertilité de votre sol : adoptez le non-travail du sol !

Néanmoins, il est plus prudent d’éviter d’installer votre potager sous un chêne âgé de 70 ans : les légumes pourraient souffrir de la concurrence racinaire avec le chêne, et le manque de soleil pourrait nuire à vos cultures en dehors de l’été. C’est pourquoi nous vous conseillons plutôt de cultiver sous des arbres fruitiers basse-tige (qui ne montent pas très haut et dont l’enracinement est plus superficiel). En plus, vous maximiserez votre production en récoltant des fruits !

En conclusion : la culture sous arbres, oui, mais de préférence sous des arbres fruitiers ou des arbustes. Nous aurons ainsi plutôt tendance à penser qu’il vaut mieux pouvoir contrôler l’ombre dans son potager avec des plantes qui poussent en hauteur plutôt que d’être contraint par une ombre trop importante imposée par un grand arbre, notamment pour les saisons en dehors de l’été

A vous désormais de faire vos expériences et de trancher sur ce point pour mettre en place le design de votre potager 😊 !

Prendre en compte le vent dans son design

Bien qu’ils puissent empêcher certaines maladies, notamment cryptogamiques, dans certains climats particulièrement humides, les vents sont globalement néfastes aux cultures. Le vent assèche le solempêche les plantes de respirer convenablementparfois les casse ou les couche sur le sol

Si votre terrain est venteux, une solution : la création de haies aux abords du terrain, permettant de filtrer le vent. Une haie bien composée peut filtrer le vent sur une distance d’environ 6 à 8/9 fois sa hauteur. Une haie bien fournie mesurant environ 5 m de hauteur pourra alors filtrer le vent jusqu’à 40 m plus loin ! 

Si votre terrain est trop grand pour filtrer le vent jusqu’à vos planches de culture, vous pouvez cultiver entre des lignes d’arbres, comme sur ces photos prises à la ferme de Cagnolle.

En créant de petites haies autour de votre potager, vous formerez un cocon protecteur pour vos plantes potagères avec à la clef : augmentation des rendements, économie d’eau, d’énergie, et même de temps ! En effet, sans vents violents, on peut par exemple se permettre ne pas tuteurer certains légumes comme les poivrons ou les aubergines, qui peuvent céder facilement sans tuteur si le jardin est exposé aux rafales.

Pour composer vos haies autour du potager, vous pouvez utiliser des fruitiers greffés sur des porte-greffes basse-tige, des arbustes, ou encore de grandes herbacées vivaces. Il est intéressant de mélanger les espèces à feuilles persistantes et celles à feuilles caduques.

Voici un exemple de composition : quelques Feijoa (fruitier persistant à la floraison magnifique et fructifiant dans la moitié sud de la France), des fusains d’Europe, de la bourdaine, des romarins, de la lavande, des argousiers, des arbousiers, des cornouillers mâles, des topinambours ou encore des arbustes fixateurs d’azote comme des baguenaudiers ou lespédèzes…

Avec ce mélange, vous aurez des floraisons étalées, des récoltes de nourriture et de plantes médicinales, et vous favoriserez l’installation des auxiliaires de culture près de votre potager. Si vous avez le choix, oubliez les haies mono-spécifiques, constituées d’une seule espèce et attirant assez peu d’insectes différents.

En parlant d’insectes, intéressons-nous à un sujet central et passionnant de la création de potager permacole : la biodiversité !

La biodiversité

La biodiversité, une source d’émerveillement et une obligation…

Accueillir la biodiversité dans votre potager est une obligation si vous souhaitez vous passer de produits de traitements et voir vos plantes en bonne santé. Vous aurez également le loisir d’observer toutes les interactions entre les insectes, les plantes, les champignons…

C’est un aspect émerveillant d’un jardin, sans doute l’une des choses qui encourage à créer un jardin permacole.

Il y a différentes façons d’accueillir la biodiversité sur son potager et son terrain.

À l’échelle du terrain, on pourra facilement laisser des zones sauvages. Essayez également d’adopter la tonte la plus minimale possible : nous ne tondons plus que des chemins dans la prairie, et nous laissons le reste s’épanouir et monter à graines. Nous fauchons ensuite une fois par an, au printemps lorsque la végétation reprend et qu’il commence à faire un peu plus chaud. La fauche va directement sur le sol du potager, pour l’enrichir. Ces zones sauvages devront, si possible, être connectées au reste du terrain : le but est de créer un corridor écologique, afin que la biodiversité puisse circuler facilement sur le terrain. 

À l’échelle du potager, il est possible de densifier, d’accompagner la biodiversité, d’intervenir pour créer un espace favorable à l’installation des prédateurs naturels des ravageurs de nos cultures : les auxiliaires.

Les auxiliaires ? Les auxiliaires de cultures sont des organismes favorables à l’écosystème en raison des services écologiques qu’ils rendent. Par exemple, les coccinelles sont des auxiliaires car certaines espèces mangent des pucerons, ravageurs de cultures, ainsi que certains champignons néfastes comme l’oïdium.

Accueillir la biodiversité

L’accueil réservé à la biodiversité doit donc être intégré dans le design de votre potager, à sa conception.

Ainsi, voici un ensemble de conseils que nous vous encourageons à appliquer chez vous :

  • Cultiver des zones spécialement dédiées à la biodiversité en utilisant de nombreuses plantes vivaces connues pour attirer des auxiliaires. L’objectif est d’obtenir différentes floraisons, étalées sur l’année, pour permettre aux nombreux pollinisateurs de se restaurer sur la plus longue période possible. Vous pouvez par exemple créer des zones maigres pour favoriser l’installation de plantes sauvages différentes de celles qui sont présentes habituellement sur le potager. Il s’agit là de retirer la couche de terre végétale et de drainer le sol en creusant des petits fossés tout autour. Un milieu plus aride, plus hostile va alors se créer. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser intuitivement, de nombreuses plantes sauvages friandes de ce milieu vont s’y installer, attirant alors une faune et une flore bien spécifiques !

La terre végétale est la couche supérieure du sol, riche en matière organique. Si vous réalisez un profil de sol, vous verrez que les 10/20 premiers centimètres sont plus sombres, car plus riches en humus. Cette couche de terre peut être retirée pour créer des zones maigres, des zones infertiles. La terre ainsi récupérée peut servir pour rehausser les planches de culture par exemple.

  • Laisser des zones où le sol est à nu, ou au moins créer des buttes de sable ou de terre, afin que certains insectes puissent y loger !  En effet, pour vous donner un exemple, 90% des abeilles sont solitaires. Et parmi ces abeilles, 70% logent dans le sol. 
  • Créer des nichoirs, afin d’accueillir les oiseaux.
  • Créer des perchoirs, à défaut d’avoir de grands arbres, pour permettre aux chouettes ou autres buses de chasser les rongeurs.
  • Créer des niches écologiques, comme des hôtels à insectes. Inutile de créer de luxueux édifices constitués de dizaines de matériaux différents pour accueillir des insectes (notamment ceux du commerce, inutiles et contre-productifs dans 90% des cas…). Vous pouvez vous contenter de faire des tas de pierres, des tas de bois morts, des tas de brindilles, des tas de compost, toutes sortes de tas ! Ils permettront à une multitude d’insectes différents de s’installer. Il est important d’avoir des « patchs » réguliers présents dans le jardin, afin de limiter les déplacements des auxiliaires pour trouver à manger sur nos planches de culture. Une coccinelle adulte peut parcourir plusieurs kilomètres en volant, mais sa larve, elle, ne pourra parcourir que quelques mètres !

Encourager la présence des auxiliaires s’appelle la lutte biologique par conservation : en offrant le gîte et le couvert aux auxiliaires, ils s’installent de façon pérenne et prennent soin de votre potager !

Ici, nous avons créé une petite pyramide en pierre à droite et une haie sèche : des branches avec des feuilles empilées. Ces deux milieux accueilleront de nombreux insectes et autres petits animaux différents !

Faites en sorte d’accueillir la biodiversité, vous pourrez contempler de magnifiques choses en retour…! Cet essaim s’était posé sur un poirier, un soir…

Le réseau hortus

Au sujet de la biodiversité, je vous conseille de visiter le site du réseau hortus : https://www.hortus-france. org/. Le réseau hortus propose un modèle de jardin en 3 zones dont on peut s’inspirer pour accueillir la biodiversité chez soi. Ce concept est différent du zonage issu de la permaculture (les zones 0 à 5), mais ces deux concepts peuvent tout à fait être complémentaires.

Il apparaît alors important, afin de réussir le design de son potager, d’intégrer dès le départ des zones dédiées à la biodiversité !

Les effets de lisière

Les lisières, ou écotones, sont des zones de transitions écologiques entre deux écosystèmes différents. Le passage de la forêt à la prairie en est un exemple. Entre une forêt et une prairie, il y a souvent un front pionnier initié par la forêt qui cherche à gagner du terrain.

Dans ce cas, ce front est souvent matérialisé par un roncier. Sur ces lisières, une richesse en biodiversité accrue sera présente : on retrouvera la biodiversité de la forêt, celle de la prairie, mais également la biodiversité spécifique à la lisière forêt/prairie. Cette zone se retrouve alors très riche et très intense en vie. On dit alors que 1+1 = 3 !

Vous pouvez, sur votre terrain, et plus précisément lors de la conception du design de votre potager, jouer avec ces effets de lisières, en créant des écotones un peu partout. Des mini-haies improvisées, même taillées à 1 m de haut, donneront la possibilité à de nouvelles espèces de s’installer. De petites mares dispersées dans le potager plutôt qu’une grosse marre seront plus efficaces par exemple. En faisant cela, vous créerez de nombreux microclimats, bénéfiques à de nombreux êtres vivants ! Créez des lisières partout sur votre terrain, et vous verrez la biodiversité exploser ! 

Lors de la conception de votre potager, n’hésitez pas à matérialiser sur votre plan les zones que vous laisserez pour les insectes, à la nature sauvage, et celles destinées à la culture de vos légumes !Une question ? Posez-la directement en commentaire ! 

Si vous hésitez sur la façon dont vous pourriez intégrer votre potager dans votre design, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaires ! 🙂

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