La tomate fait partie des incontournables au potager. Cette culture a tendance à prendre de la place, surtout en hauteur. Pour maximiser les rendements, elle peut être associée avec la culture d’autres végétaux. Certains cohabitent bien ensemble, d’autres ont même des effets mutuels bénéfiques. Nous allons aborder ces associations de la tomate de façon complète. Mais pour les plus pressés, voici une liste des associations de la tomate que nous avons pu tester avec succès :

• tomates/laitues

• tomates/radis

• tomates/maïs

• tomates/betteraves

• tomates/basilic-persil-coriandre

• tomates/carottes

• tomates/chou cabus

• tomates/patates douces (attention deux cultures gourmandes!)

• tomates/blettes

• tomates/tagètes, soucis…

• entre autres… Vous découvrirez à la lecture que vous pouvez faire à peu près tout ce que vous voulez tant que vous respectez les trois facteurs qui permettent à une plante de pousser.

Nous tenons à préciser que ces associations se font avec des tomates taillées. Si vous ne taillez pas, il sera difficile de faire des associations car les plants prennent énormément de place. Bonne lecture !

Les associations de culture allélopathiques : un compagnonnage gagnant-gagnant

On parle de relation allélopathique lorsque deux plantes ont une action bénéfique (ou négative) l’une sur l’autre. Il existe certaines associations qui permettent de renforcer la tomate contre les maladies ou les ravageurs et d’autres qui permettent (permettrait?) d’exhauster leur goût. Dans ces associations, on retrouve notamment le duo tomate basilic. Si les deux se marient bien en salade, ils se plaisent aussi côte à côte au jardin. Le second aurait tendance à améliorer la saveur des tomates, tout en éloignant certains insectes avec ses essences aromatiques importantes. Cette association est déclinable avec la plupart des aromates qui auraient un effet répulsif pour de nombreux insectes. 

Oignons et carottes sont une association allélopathique : l’un serait censé repousser la mouche de l’autre, et vice-versa

Associer des tomates et des fleurs

Si les fleurs sont agréables au potager, certaines ont aussi des effets bénéfiques sur les plantes. Les œillets d’Inde notamment rejettent des molécules nématicides et antibactériennes. Les nématodes sont des parasites de la tomate qui grignotent rapidement les racines jusqu’à la mort de la plante. Ces fleurs de la famille des astéracées font donc très bon ménage avec la culture de la tomate. La fleur de soucis a, à peu près, les mêmes effets. Mais dans une mesure moindre.

Les tagetes permettent d’éviter certains ravageurs de la tomate.
Les capucines font bon ménage avec les tomates, elles attirent les pucerons en début de saison.

La capucine peut aussi servir de rempart contre les pucerons sur les tomates. Leurs tiges juteuses sont très prisées par les pucerons. En début de saison, ces derniers préfèreront sucer cette fleur plutôt que vos légumes. Même si ces piqueurs suceurs se développent rapidement sur les capucines, les prédateurs telle la coccinelle arriveront en masse pour soulager vos cultures avant que les tomates en pâtissent. Du moins, quand tout fonctionne quand on le souhaite ! En pratique, ce n’est pas toujours le cas.. Mais les fleurs au potager ont tout de nombreux avantages.

Pour en savoir plus sur les pucerons, consultez notre article : Pucerons et permaculture : comment lutter et vivre avec

Associations allélopathiques de la tomate : de la théorie à la pratique 

Sur le papier, ces compagnonnages de plantes avec la tomate paraissent très intéressants. Sur le terrain, il est facile d’interpréter ce que l’on observe mais dans les faits, ces symbioses ne sont pas toujours étayées par des essais scientifiques. Ou elles le sont, mais en laboratoire… Il existe donc de nombreuses études ou parutions médias sur le sujet mais qui parfois se contredisent.

En réalité, de nombreux autres facteurs entrent en compte. Le type de sol, l’itinéraire de culture, la météo et la pression face aux maladies jouent un rôle central. Ce qui rend ces associations difficiles à suivre, à croire, à reproduire…

En partant de ce postulat, les associations dites allélopathiques ne sont pas forcément les plus intéressantes au potager. Le but des associations peut aussi être d’augmenter la rentabilité au m2, par la diversification des cultures. C’est ce que nous allons voir avec les associations “gain de place” 🙂

Associer la tomate avec des cultures basses

Les bonnes associations avec la tomate sont celles qui permettent aux deux plantes de se compléter, et de capter les rayons du soleil du mieux possible. Ainsi, vous maximiserez les récoltes au m² !

Les plantes se développent essentiellement grâce à trois facteurs : la fertilité du sol, l’eau et la lumière disponible. Les tomates sont des légumes qui prennent rapidement de la hauteur si on les tuteure. Il est donc tout à fait pertinent d’installer des cultures à leur pied. On peut par exemple planter des choux ou des laitues entre chaque pied de tomate. Ils profiteront de la fraîcheur et de l’ombre tamisée des feuilles de la tomate.

Un choux prêt a être récolté et juste au dessus, bientôt des tomates mûres. Si la fertilité est suffisante, les deux légumes pourront s’épanouir.
Les salades profitent de l’ombre tamisée au pieds des tomates en fin de printemps.

Si le sol est assez fertile, les deux cultures se développeront parfaitement et les choux ou les laitues seront ramassés avant qu’ils ne viennent gêner la culture des tomates. On peut aussi jouer sur l’ombre portée des tomates pour des cultures plus sensibles aux chauds rayons du soleil. Il est donc tout à fait intéressant de semer une ligne de carotte aux pieds des tomates ou encore de cultiver des salades entre chaque plant. 

Jouer sur la durée de cycle des plantes 

La tomate est une culture qui prend de la place au potager. De mi-mai à fin septembre, elles occupent une bonne partie du potager. Pour rentabiliser un peu ces emplacements, il est donc possible d’intercaler des cultures avec les tomates. Au printemps des séries de radis ou de laitue entre chaque plant de tomate permettent d’augmenter les rendements sur la zone de culture. Le cycle de croissance des radis est d’environ un mois, il sera donc même possible d’enchaîner plusieurs semis qui seront récoltés avant que les tomates ne produisent.

De même en fin d’été, lorsque les tomates sont encore en pleine production, on peut anticiper leur déclin en installant des légumes à leurs pieds. On peut alors faire un semis de légumes racines ou de verdures comme la laitue, directement au pied des plants. Sur toute une saison, ces associations gain de place permettent de récolter en abondance malgré un espace de culture plus restreint

Des laitues plantées aux pieds des tomates. Pour gagner un peu en lumière, on peut enlever les feuilles des tomates sur 50cm.

Augmenter la densité 

Dans une même logique d’association gain de place, augmenter la densité de plantation permet de gagner en rendements. Il est donc tout à fait possible de planter de nombreuses cultures en compagnonnage avec la tomate. On peut citer par exemple les poireaux, les laitues, les betteraves, les carottes… Qui se plaisent tout à fait sous le léger ombrage des feuilles de tomate. Dans un petit potager, l’espace disponible peut donc être rempli au maximum. Tant que les plantes y trouvent nutriments et eau, le développement des tomates ne sera pas affecté. 

En début de saison, lorsque les tomates sont encore petites, on peut encore récolter de nombreux légumes au m2. Ici la tomate pousse entourée de carottes et de basilic.

Il existe de nombreuses autres façon de concevoir les associations au potager. Venez lire notre article sur les associations au potager 🙂

Assurer les besoins vitaux de chaque plante 

Dans les associations avec vos tomates, ce qui compte avant tout, c’est de garantir les clefs de fertilité pour chaque culture. Une fois que vous aurez fait ça, vous serez nettement plus libre dans vos choix d’associations.

La tomate fait partie des cultures gourmandes, il faut donc lui mettre à disposition un sol riche et humide. Si vous multipliez les cultures au mètre carré, il faudra donc apporter les amendements en conséquence. Par exemple, si vous faites pousser des choux entre vos tomates, ces derniers auront tendance à puiser des nutriments dans le sol. Si le sol est assez riche, les deux cultures ne se feront pas concurrence et s’épanouiront côte à côte. En revanche, avec un légume comme la tomate, si le sol n’est pas suffisamment riche, l’association se transforme rapidement en concurrence et aucun des deux légumes n’offre les rendements attendus. Une association qui fonctionne bien est donc avant tout celle où toutes les plantes trouvent les nutriments, l’eau et la lumière indispensables à leur croissance.

Les mauvaises associations avec la tomate

Il n’existe pas fondamentalement de mauvaises associations. Pour la tomate par exemple, on conseille de ne pas les planter avec d’autres solanacées. Les pommes de terre par exemple ont la mauvaise réputation de leur transmettre des maladies cryptogamiques, notamment le mildiou qu’elles attrapent généralement plus tôt.

Nous avons rédigé un article pour gérer au mieux cette maladie au potager.

Il faut cependant rester pragmatique : planter une courge au pied d’une tomate rendra la récolte plus longue et fastidieuse, car il faudra enjamber les tiges de courges sans marcher dessus… Ce n’est donc pas une association idéale !

Ici l’association tomates betteraves offre de beaux résultats.

Observez et surtout testez, le jardinage c’est avant tout des expérimentations. Si vous avez des exemples d’associations de la tomate qui fonctionnent bien chez vous, n’hésitez pas à les partager en commentaire. À bientôt 🙂

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